Jeudi 15 mai 2008


Norvège : Une collection de photographies, vidéos et textes, consacrée uniquement à l'homosexualité chez les animaux. Le directeur du projet, Geir Söli, parle d'une idée qui lui est venue «en entendant un prêtre à la radio, qui  décrivait l'homosexualité comme quelque chose de contre nature». Pourtant, les relations sexuelles entre animaux de même sexe ont été documentées chez  plus de 1500 espèces.

Qu'est ce qu'être contre nature si dans sa biodiversité la nature, elle même nous amène autant de variante ?

Aujourd'hui, nous savons que l'homosexualité est un phénomène largement répandu dans le monde animal. Et qu'il ne s'agit pas seulement de relations sexuelles brèves, mais aussi de relations durables.»  L'exposition, qui a ouvert ses portes le 12 octobre, au Musée d'histoire naturelle d'Oslo, a  reçu un accueil positif, même si plusieurs opposants s'en étaient pris plus tôt aux organisateurs, les assurant qu'ils allaient «brûler en enfer». De leur côté, les organisateurs espèrent «qu'une meilleure compréhension de l'étendue et de la banalité de ce comportement chez les animaux, aidera à démystifier l'homosexualité chez les humains».

http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=10409


Commençons par le dauphin, charmant Flipper qui réjouissait nos yeux de ses aventures et de ses prouesses à se faire comprendre du genre humain par des petits cris stridents. Et bien oui, ce même Flipper, comme certains de ces congénères vivant en captivité, a fait l’observation de rapports homosexuels. De là à passer ces aventures sous la signalétique "Interdit au moins de 12 ans", il n’y a qu’un pas que les prudes censeurs américains pourraient franchir.

Beaucoup plus proche de nous, on trouve les bonobos, sous espèce de chimpanzés aux moeurs sexuelles tellement libérées qu’ils seraient capables de faire rougir une spécialiste de la libération de semence mâle. Ces charmants petits primates comptent environ 100 000 membres dans leur communauté. Dès leurs découvertes, de nombreux scientifiques, lubriques autant que curieux, se mirent à les étudier. Un scientifique, Frans de Wal, a noté leur intérêt pour les jeux érotiques et la fréquences de leurs rapports sexuels.

Notez la précison des notes du Monsieur : « Entre mâles, les schémas allaient de montes rapides par-derrière à des embrassades excitées face à face accompagnées de brandissements et de frottements de pénis" de plus, il note que "A l’état sauvage, comme en captivité, les bonobos femelles ont des contacts sexuels intenses entre elles ».

Mais les mammifères ne sont pas les seuls représentants de la gay attitude de mère Nature, les lézards du genre Cnemidophorus sont très intéressants à de nombreux égards. En effet, cette espèce (peut être représentative du futur du genre humain) ne possède plus de mâles. Et pourtant, l’espèce perdure. Par quels mécanismes me direz vous ?
La parthénogénèse : reproduction sexuée sans fécondation. Mais si les demoiselles n’ont plus besoin de ces messieurs pour assurer leur retraite, leur ovulation se doit tout de même d’être "excitée" par un accouplement. Rien de plus simple pour ces lézardes inventives, qui se travestissent chacune leur tour pour aider leur copine à fabriquer ses petits oeufs.


Les manchots et les pingouins

En 2005, six manchots de Humboldt mâles du zoo de Bremerhaven (Allemagne) avaient défrayé les chroniques en formant trois couples homosexuels [3] et en "adoptant" des cailloux comme œufs. Les instances du zoo avaient essayé d'introduire des manchots femelles pour qu'ils s'accouplent mais les couples homosexuels se sont maintenus. [4]

Des cas similaires ont été observés, comme deux pingouins nommées Roy et Silo au zoo de New York

Autres

Le chercheur
Bruce Bagemihl a observé des dauphins mâles qui se frottaient les uns aux autres. Les orques, les lamantins ainsi que les girafes se livreraient à des orgies sexuelles entre mâles, comme plus de 450 espèces vertébrées. Selon Thierry Lodé, il apparaît également que de nombreuses espèces (lions, putois) montrent des pratiques largement bisexuelles. La sexualité exclusive reste rare dans la nature et la diversité des comportements seraient largement privilégiée par l'évolution biologique et le conflit sexuel. Un autre scientifique, Paul Vasey, a également identifié des comportements lesbiens chez les macaques.


 

Longtemps censurée par la morale et la religion, l'homosexualité animale est aujourd'hui admise par tous. Mais cela nous oblige à imaginer que les animaux ne font pas l'amour uniquement pour se reproduire, mais aussi pour trouver du plaisir…

Au coeur du débat qui secoue notre société, voici une explication évolutionniste de l'homosexualité, reposant sur une démonstration cautionnée par les plus grands scientifiques de la planète. En prenant soin d'éliminer le cas des animaux domestiques, captifs ou manipulés, le documentaire illustre les différents comportements homosexuels repérables dans toutes les classes du règne animal en liberté.

Ce documentaire polémique remet en cause les théories Darwiniennes de l'évolution, à l'aide d'une démonstration par l'image...
Regardez cette vidéo :

http://www.vodeo.tv/lire/94-23-3659-homosexualite-animale.html

 

 

 

 

 

 


par Boris publié dans : homosexualite animale
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Jeudi 6 septembre 2007
L'HOMOSEXUALITE ET L ISLAM
 D'abord, avant de parler d'homosexualité, il faut savoir que la vie d'un musulman, croyant et pratiquant, est régie par une minutieuse législation "la Chariâ".
Ce sont des lois basées sur l'interprétation à la fois de la parole du Dieu, inscrite dans le Coran (livre sacré et divin des musulmans) et de la coutume de son Prophète Mohamed (la Sunna), dont la source principale est les "dits" (Hadith) du Prophète et ses gestes.

 

On distingue, toutefois, les "Sunnites" qui sont les partisans de la "Sunna" à l'opposé des "Chiites" qui vénèrent plutôt son gendre "Ali". La question sexuelle n'échappe pas à l'interprétation par ces textes.

Pour aborder la position que prennent les législateurs islamiques

(Oulama= savants=théoligiciens de l'Islam)

 

En même temps cet acte est considéré comme un acte religieux, car dans l'islam l'accouplement ne vise pas seulement la procréation mais il manifeste aussi l'harmonie de l'ordre divin, dont la distinction entre masculin et le féminin et leur complémentarité constituent la base élémentaire.

"De toute chose on a fait un couple. Puissiez-vous vous en souvenir"

(Extrait du Coran, Sourat 51,Adh-Dhâriyât, verset 49)

Ces versets furent révélés au Prophète Mohamed par fragments séparés.

Le terme "Tajhaloun" signifie "ignorer" ce qui atténue, d'après certains auteurs, quelques part, "la flétrissure morale dont sont victimes les homosexuels" et laisse entr'apercevoir que le châtiment qui leur est infligé est dû principalement au fait qu'il ont démenti "un messager de Dieu".

L'exemple" du peuple de Loth est mentionné àce titre dans plusieurs versets du Coran. Ainsi dans la Sourat(7)d'Al-Arâf (80-82) il figure entre les "exemples" du peuple du "Prophète Salah" et du peuple Madyan et leur "leur frère Chouayb", deux peuples qui ont transgressé les recommandations de leurs Messagers.

Et Loût, quand il dit à son peuple:

« Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n' a commise avant vous? [80] Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes! Vous êtes bien un peuple outrancier. » [81]

Et pour toute réponse, son peuple ne fit que dire:

« Expulsez- les de votre cité. Ce sont des gens qui veulent se garder purs! » [82]

Musrif" en arabe signifie "impie et outrancier" alors que la règle en islam, en général, est la modération.

 

 

D'autre part, Le Coran promet aux croyants qu'au paradis ils seront servis par des éphèbes (se dit du très beau jeune homme, à l'origine l'adolescent grec qui faisait son service sportif et civil avant d'entrer dans l'âge adulte "éphébie").

Les poêtes et les sultans ne cessaient d'invoquer ces promesses pour justifier les relations illicites qu'ils entretenaient . Mais pour la plus part des "Oulamas" il n'y a pas à chercher une interprétation plus profonde que celle mentionnée :

« L'homosexualité est la turpitude des turpitudes »,

L'homosexualité représente 10% de la population mondiale pour ceux qui ne se cachent plus, Et on peut compter 15 et 17% au total. Certaines coutumes ou religions ou même lois, dans certains pays dont le notre obligent au silence et au secret, mais ne le renions pas ils existent par la nature même si la " normalité " créée par l'Homme les rejette : s'ils sont là , c'est qu'Allah l'a permis. Et si Allah a permis qu'ils soient sur la terre auprès de nous tous, je ne pense pas que ce soit pour qu'on ait de la haine pour eux. Allah a voulu que les êtres soient différents, certainement pour nous apprendre à aimer plus que nous-mêmes.



L'homosexuel "Beur" se trouve ainsi sans "racines" ni "espoirs". Ces derniers temps cette "Communauté a commencé à s'organiser pour sortir au jour et revendiquer leurs droits à la reconnaissance. Mais si cet appel ne trouve pas d'échos chez les Maghrébins de France, ces homosexuels risquent de se claustrer dans un ghetto comme les autres communautés homosexuelles.

En conclusion, l'homosexualité a connu des périodes moins stressantes que de nos jours. Les sociétés arabo-musulmanes n'ont pas cessé d'accommoder l'application de la "Chariâ" à leur train de vie et leurs aspirations .

On me permettra de penser que l'exploitation de la misère des hommes - même conjuguée avec l'assistance à la messe ou le respect de la charia - est infiniment plus condamnable que le fait pour deux hommes de s'aimer en toute liberté entre eux.

 

 

 

 

 

 

 

 

par Boris publié dans : homosexualité à travers les religions
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Mercredi 18 avril 2007

 

Pourquoi certaines lois auraient un statut différent d'autres ?

Toutes les questions "Gays et la Bible" sont toujours des thèmes piégés. Cela donne l'impression que la Bible est une sorte de livre de référence : on n'a qu'à regarder ce qui se trouve dans la Bible et on a la réponse à nos questions. En effet, c'est vrai que certains fondamentalistes auront peut-être cette tendance, particulièrement en ce qui concerne l'homosexualité, d'utiliser la Bible dans un tel sens. Evidemment, le problème de cette démarche, c'est que ces fondamentalistes considèrent donc qui la loi de Lev 18 est tout à fait applicable aujourd'hui, c'est à dire 2500 ans après l'écriture de cette loi. Donc ils devraient théoriquement aussi appliquer tout le reste de cette loi. Une femme qui a ses règles doit partir de la ville pendant une semaine, on devrait rétablir l'esclavage, etc.

Une autre remarque préliminaire. Le thème même "Bible et homosexualité" ne va pas de soi. Il n'y a aucun mot dans la Bible que nous pouvons traduire par homosexualité. C'est un mot inventé au 19e siécle. L'opposition entre hétéro et homosexualité est une invention de la modernité, liée à la psychanalyse mais pas uniquement. L'orientation sexuelle est aujourd'hui déterminante. Mais les frontières sont fluctuantes et l'opposition n'est pas forcement évidente. Si je parle d'homosexualité, ce sont donc des raccourcis et un terme pas tellement adéquat. Le vocabulaire manque, on n'a jamais réfléchi dans la diversité.

Quelques éléments sur le Proche-Orient Ancien

Pour commencer le parcours biblique, il me semble utile de donner quelques éléments sur le Proche-Orient ancien. L'Ancien Testament est à étudier dans le contexte du Proche-Orient ancien, de la Mésopotamienne et de l'Egypte. Des auteurs bibliques ont connu ces différentes cultures et s'en sont inspirés à la fois pour les textes législatifs et pour les narrations.

Mésopotamie

L'homosexualité était connue, bien sûr, à la fois en Mésopotamie et en Égypte. On trouve des attestations dans l'art. En Mésopotamie, nous avons surtout des textes législatifs qui font apparaître une interdiction de l'homosexualité dans le cadre de l'adultère. Cela date du 12e siècle avant notre ère, mais étaient toujours utilisé au 7e siècle, donc les auteurs bibliques ont pu les connaître. De plus, dans ce texte on stipule : si quelqu'un prétend que la femme de son voisin couche avec tout le monde, sans pouvoir le prouver, il reçoit 40 coups, et doit être gratuitement au service du roi pendant un mois et doit payer une somme, et on lui coupe son ne sait pas trop quoi. On pense que c'étaient les cheveux. C'est la même chose pour quelqu'un qui accuse son voisin de coucher avec tout le monde. Et si un homme a couché avec son prochain et qu'on a porté contre lui des charges et des preuves, on couchera avec lui et on en fera un eunuque. Cela veut dire que ce qui est visé c'est le cas du viol homosexuel, puisque l'idée du châtiment est l'idée en fait de "Oeil pour oeil, dent pour dent" : Il a couché avec quelqu'un, il a donc violé quelqu'un, il sera donc violé à son tour. Ce n'est pas une condamnation générale de l'acte homosexuel.

Assyrie

Au contraire, nous avons dans d'autres textes assyriens astrologiques l'idée que certaines constellations sont favorables à certains types d'amour. Pour l'amour d'un homme envers une femme, le meilleur signe, c'est la balance. Pour l'amour d'une femme envers un homme, poisson, pour l'amour d'un homme envers un homme, scorpion. Il n'y a d'ailleurs pas l'amour d'une femme pour une femme. Cela veut-il dire qu'on n'a pas pu considérer que cela existe ? Dans les livres et le débat général sur l'homosexualité, il s'agit en fait très souvent de l'homosexualité masculine. Même dans les textes législatifs du proche orient ancien, il n'y a pratiquement jamais d'allusion à l'homosexualité féminine. C'est évidemment lié aussi au statut de la femme dans l'antiquité.

Gilgamesh

Il y a aussi un poème très important en Mésopotamie, c'est l'épopée de Gilgamesh. Ce poéme avait apparemment un rôle très important, puisque nous en avons plusieurs éditions. Il a été recopié depuis le deuxième millénaire jusqu'à l'époque de Qumran. Et on en a même trouvé un fragment à Qumran. C'est un grand classique que les auteurs bibliques connaissaient sûrement aussi. Un roi mythique, Gilgamesh, avait un appétit sexuel démesuré, sans distinction entre homme et femme. C'est un roi respecté et craint à cause de ses activités sexuelles. Les dieux décident de le calmer en lui envoyant un partenaire, qui est une sorte d'homme sauvage, une sorte de tarzan sans aucun contact avec la civilisation : Enkidu. Ce partenaire va être initié à la sexualité par une prostituée, puis va ensuite rencontrer Gilgamesh. Tous les deux vont tomber amoureux. Avant même l'arrivée d'Enkidu auprès de Gilgamesh, le roi va avoir des rêves plus qu'érotiques que sa mère va lui interpréter en disant que quelqu'un va arriver et couchera avec lui et qu'il aimera plus qu'une femme. Les deux hommes vont avoir un certain nombres d'aventures en commun, notamment le combat avec un géant des forêts qui n'est pas sans rappeler Goliath, puis, ils vont tous les deux rejeter les avances des femmes, et même celles d'une déesse. À la mort d'Enkidu, Gilgamesh va se mettre à la recherche de l'immortalité. Il rencontre une sorte de Noé mésopotamien, qui va lui raconter l'histoire du déluge, très proche du texte biblique. Finalement, la plante de l'immortalité, qui fait penser à l'arbre du paradis va disparaître à jamais à cause d'un serpent. Cette histoire est aussi une réflexion sur les grands thèmes de l'humanité : la vie, la mort, l'amour, le sexe. En ce qui concerne la Mésopotamie, on peut sans problème mettre en scène un amour entre deux hommes. La lamentation de Gilgamesh au moment de la mort d'Enkidu est très proche de celle de David au moment de la mort de Jonathan. Curieusement, il y a très peu de travaux sérieux qui ont été fait pour comparer Gilgamesh et David et Jonathan.

Egypte

En Egypte, c'est à peu près la même situation qu'en Mésopotamie : Dans les textes officiels et législatifs, il n'y a que très peu de chose à part un texte qui condamne le viol homosexuel. Et quelques histoires dont celle d'un Pharaon follement amoureux de son général, et qui forme avec lui un couple, malgré le fait qu'ils soient mariés tous les deux.

L'homosexualité existe donc dans l'antiquité. On en parle sans en faire forcement un sujet central, ni dans les textes de loi ni dans les narrations. Mais elle est mentionnée comme un fait existant. Et je pense que l'idéologie dominante était celle de la catégorisation des genres, c'est à dire qu'il ne faut pas dépasser ce qui est homme et ce qui est femme, et donc évidemment, on est dans une zone difficile.

Parcours Biblique

Quand on regarde la Bible hébraïque, on peut d'abord dire qu'il y a peu de textes qui parlent de l'homosexualité. Il y a trois ensembles : les interdictions du Lévitique, puis l'histoire qui a toujours été utilisée pour dire ce que pense l'AT de l'homosexualité, c'est Sodome et Gomorrhe (Gn19), et enfin un texte plus ambigu qui n'est pas utilisé par tous, c'est l'histoire de David et Jonathan. J'aimerais brièvement vous présenter ces trois ensembles.

Lévitique

Dans le Lévitique, dans le code de sainteté, on trouve un certain nombre de prescriptions surtout d'ordre cultuel et rituel, plutôt préoccupè par la distinction entre le pur et l'impur. C'est une collection de textes qui provient du 6e ou 5e siècle avant JC. Après l'exil, probablement à l'époque perse, écrits par le milieu sacerdotal. (Lv 18 / 22 et 20/ 13). L'homosexualité existe bel et bien en Israël ancien, autrement, on n'aurait pas eu besoin de l'interdire. C'est la première chose qu'il faut dire. La lecture rabbinique dit que la seule chose vraiment interdite dans ces versets, c'est la pénétration. Donc tout le reste serait licite. Mais c'est une manière très rabbinique de voir les choses, et je pense que le texte vise ici de toutes façons l'interdiction d'acte sexuel entre deux hommes. On a aussi dit que ces textes visent surtout les pratiques cultuelles cananéennes contre lesquelles Israël exhortait de se démarquer. Mais si on prend le texte, rien n'est dit que nous avons affaire à des rites païens. Je pense qu'il faut accepter que les auteurs de ces textes veuillent vraiment interdire les actes sexuels entre deux hommes allant même jusqu'à demander au moins théoriquement la peine de mort.

Genèse

Dans le premier chapitre de la Genèse, on insiste sur le fait que l'humanité est créée mâle et femelle, dans le but de procréer. Pour la pensée sacerdotale, le seul but de la sexualité est la procréation. Et donc toute autre relation sexuelle rend impossible la procréation. Si le seul but est la procréation, il ne faut pas s'étonner que les rapports sexuels entre deux hommes soient interdits et même considérés par ses auteurs comme une abomination. On peut se demander aussi s'il n'y a pas une certaine influence perse. On trouve dans l'Avesta un texte très proche du Lévitique. "Est un diable l'homme qui couche avec un homme à la manière de l'homme qui couche avec une femme". La formulation est très proche, il pourrait y avoir une influence, sachant que la civilisation perse a influencé d'autres passages de l'AT. On en doit pas banaliser le texte du Lévitique, c'est un texte qui veut interdire ce qu'on appellera aujourd'hui l'homosexualité. Mais il faut se rappeler que c'est un ensemble de textes qui aujourd'hui devraient être traités tous au même niveau. Si on se référe au Lévitique 18 ou au Lévitique 20 pour dire que l'homosexualité est une abomination, il faut alors aussi appliquer tout ce qui est dit du Lévitique 17 jusqu'à 26 ! Un certain nombre de choses sont vraiment incompatibles avec notre société d'aujourd'hui !

Sodome et Gomorrhe

Le texte de Sodome et Gomorrhe a le plus été utilisé pour condamner l'homosexualitè (Genèse 19). C'est un thème assez répandu dans l'AT, surtout dans les textes prophétiques. Il est donc apparemment question de destruction, tout à fait comparable à celle du déluge par l'eau. Cela donne même l'impression que c'est une autre de ces catastrophes primordiales car l'histoire qui suit Genèse 19 est une "re-création" de descendance : Loth couche avec ses deux filles. On a l'impression qu'ils font cela parce qu'ils sont tous seuls sur la terre (Gn 19). Ce pourrait être à l'origine une histoire de destruction de civilisation.

L'histoire de Sodome et Gomorrhe en détail n'apparaît qu'en Genèse 19, les autres textes bibliques ne font que des renvois : on ne sait pas le pourquoi et le comment de la catastrophe. En Gn19 Loth est l'immigré, à la manière d'Abraham, l'hôte par excellence, et va accueillir des étrangers dans sa maison. Finalement, cela va être connu par les habitants de Sodome et Gomorrhe. Ils vont tous se réunir, du plus jeune au plus ancien, devant la maison de Loth en le sommant de faire sortir les deux hommes pour qu'ils les "connaissent". Le verbe connaître peut avoir un sens sexuel dans l'AT. Certains exégètes refusent cette traduction dans ce texte là. Mais Loth va proposer ses filles en échange, donc il a bien compris qu'il s'agissait bien d'une connaissance dépassant la simple information. Il va finalement être sauvé par les deux anges. Est-ce une histoire qui décrit les sodomites comme des satyres homosexuels qui attaquent le premier venu ? Il me semble difficile d'imaginer qu'il s'agit d'un traité général sur l'homosexualité. Ce qui est clairement au centre, c'est de nouveau la question du viol. Il y a une histoire parallèle dans le livre des Juges (Jg 19). Le scénario est le même et de ce qui est en jeu, c'est le viol, et de manière plus générale, la transgression d'un des tabous les plus importants dans le proche orient ancien de l'époque, c'est la garantie de l'hospitalité. L'hospitalité fait partie des grands piliers d'une société de l'antiquité. Sans elle il n'y a pas de vie possible. N'importe qui voyage a besoin d'être accueilli quelque part, il n'y a pas d'autre manière de se loger. A Sodome, il n'y a plus de repére possible, même l'hospitalité n'est plus respectée. Les mégapoles faisaient peur. Toutes les références que nous trouvons dans le NT à Sodome et Gomorrhe sont toujours liées à la question de l'hospitalité (Lc 10). C'est aussi l'interprétation rabbinique la plus courante. L'interprétation anti-homosexuelle est venue assez tard dans le christianisme. Ce qui est fustigé dans ce texte, c'est une histoire de viol et de non-respect de l'hospitalité.

David et Jonathan

Il faut aussi parler de l'histoire de David et Jonathan dans la mesure où c'est peut être le seul texte dans la Bible hébraïque qui mette en scène une histoire d'amitié ou d'amour ? A plusieurs reprises, le verbe "aimer" est employé, et lorsque David dit à la mort de Jonathan : "Ton amour était plus précieux que l'amour des femmes", c'est bien le mot amour qui est employé. Et pas le mot amitié comme on trouve fréquemment. Les exégètes ont très souvent décrété que ce texte n'avait rien à voir avec l'homosexualité et que ce n'est qu'une amitié très forte, argumentant que David était largement intéressé par les femmes. Mais d'un autre côté, David a beaucoup inspiré de romanciers, et c'est presque toujours d'amour qu'il s'agit lorsque Jonathan est abordé. C'est assez curieux qu'il y ait d'un côté les exégètes, et de l'autre, ceux qui lisent le texte et en font des romans. Le texte en lui-même n'est pas toujours très explicite encore qu'il contient à mon avis un certain nombre d'informations qui suggèrent peut-être quand même qu'il y a un peu plus qu'une histoire d'amitié. Déjà, la relation entre David et Saül est assez complexe. Saül est aussi très fasciné par le personnage de David. Alors bien sûr, on peut comprendre cela dans le contexte de l'histoire de l'ascension de David qui montre comment tout son entourage va être fasciné par lui. Mais Saül le fait venir dans sa maison avec des mots et des expressions qui rappellent l'introduction de la future épouse dans la maison du futur mari : "sortir de la maison de son père". Ce qui est plus intéressant, c'est la relation qui va se créer avec Jonathan. D'abord, il faut rappeler qu'il y a deux enfants de Saül qui ont une relation très proche avec David : Jonathan et Mikal, fille de Saül, et qui devient l'épouse de David. Les deux enfants vont être pris dans un conflit de loyauté. Les deux vont transgresser le pilier qui est la loyauté envers le père. Ils vont se mettre du côté de David contre Saül. Pour Mikal, on peut se dire que c'est compréhensible dans la mesure où est elle l'épouse de David. La loyauté vis à vis du mari est aussi importante. En ce qui concerne Jonathan, la question de la loyauté est beaucoup moins èvidente que pour Mikal. David est plutôt un concurrent pour Jonathan. "Jonathan conclut une alliance avec David car il l'aimait comme sa propre vie", en hébreu, qui est à la fois la personne, la vie, la gorge, le désir. C'est la même expression que l'on trouve très fréquemment dans le cantique des cantiques pour décrire l'amour de la femme vis à vis de son amant. De nouveau, le parallèle est intéressant. David et Jonathan vont se retrouver seuls à la campagne, ils "vont aux champs". C'est ceux qui veulent être seuls qui vont "aux champs". Ainsi, dans le cantique, ch. 7, v 12 : "Viens mon chéri, sortons aux champs". Des gestes aussi sont assez curieux : Jonathan se met tout nu devant David. On peut de nouveau dire que c'est un geste de soumission, mais pour cela, il aurait pu tout simplement rendre son épée. On peut donc se poser la question de savoir si ce ne serait pas une relation au delà d'une simple amitié. Donc, contrairement à l'interdit du Lévitique et à ce qu'on a dit de l'histoire de Sodome et Gomorrhe, il y a dans les livres de Samuel un texte qui ne condamne pas cette relation. Mais il ne faut pas faire dire aux textes ce qu'ils ne disent pas. La question s'ils ont couché ensemble ou non est à mon avis peu adéquate, l'auteur ne la pose pas, on n'a pas besoin de spéculer, il s'agit de littérature, sans doute inspirée de l'histoire de Gilgamesh.

Conclusion

Même si cette interprétation est juste, cela ne signifie pas à mon avis que la Bible entière serait à considérer comme un manifeste pro gay ou pro lesbien. Mais on peut voir que la Bible est plus complexe que certains le prétendent et à côté des interdits, il y a de nombreux texte dans la Bible qui mettent au premier plan l'amour, qu'il soit hétérosexuel ou homosexuel. Le Cantique des Cantiques est aussi très subversif. Il célèbre l'amour et la sexualité hors du mariage et des questions de procréation. C'est tout simplement des poèmes qui se réjouissent du don de l'amour, charnel et sexuel.

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Dimanche 18 mars 2007

Je suis originaire des petites antilles, les DOMS, la Guadeloupe. J'ai été éduqué dans une culture religieuse catholique, issue d'une famille pratiquante. Nous n'avons vécu qu'avec notre mère, nos parents ayant été séparés. C'est une femme d'un caractère autoritaire et intransigeante ma mère, qui a su nous inculqués à ses 8 enfants des préceptes et régles de vie avec une sévérité et une assiduité à toute épreuve. J'ai pris conscience de mon attirance pour les garcons j'avais 8 ans. Cependant, j'étais souvent entouré que de fille que ce soit dans ma cité, au collège, au lycée et même dans ma vie de tous les jours. Cependant, je n'éprouvais aucune attirance physique pour celles-ci, ce n'était que mes "bonnes copines", qui appréciaient ma compagnie, ce qui faisait l'envie et la jalousie de mes amis garçons. Car ils ne comprenaient pas pourquoi je ne manifestais pas plus d'intérêt  pour ses charmantes jeunes-filles qui me tournaient constamment autour.

Aussi, je culpabilisais de me sentir différent dans ma manière d'être, puisque j'étais victime régulièrement des moqueries et du mépris des camarades parce que j'étais éfféminé. Même au sein de ma famille et je ne comprenais pas pourquoi il fallait que j'ai à vivre cela alors que je ne peux dire que j'ai choisi d'être homosexuel. Vous imaginez lorsque vous vivez dans une petite ville où tout se sait,  inconsciemment une pression, à la fois familiale et environnementale vous pèse, alors que vous êtes en confrontation avec vous même par rapport à ce que vous ressentez et que les autres semble vous exprimez que vous n'êtes pas normal. Imaginez un jeune de 12-14 ans en proie à cette ambiance, cela peut être fatale pour lui. C'est à travers la danse, malgrès que ma mère s'y opposait farrouchement, que j'ai pu m'échapper de cette pression. Ma sensibilité ne me permettait pas de comprendre en quoi je génénais du mal autour de moi.  Mon adolescence fut une période difficile de ma vie. Pas par rapport à moi mais surtout par rapport aux autres. Vivre au sein d'un environnement hostile à la différence, même lorsque vous n'êtes pas prêt à l'écouter  c'est cruel. Et plus encore lorsque cette environnement est liée à votre famille et à l'éducation de manière générale. Ce fut une période dure d'autant plus que dans ma famille parler de sexe était tabou et  encore moins en ce qui concerne la religion, ayant été catholique. Il y avait de quoi vous destabiliser! Vous ressentez des choses que d'autres ne ressentes pas, vous essayez de comprendre pourquoi vous et en plus vous n'avez personne pour vous écouter, pour vous rassurer. Vous n'osez pas non plus vous confiez de peur d'être juger et d'être agressé.Vous êtes seul face à vos interrogations, à votre différence que vous n'exprimez encore pas mais déjà rejeté par les vôtres. Hallucinant!!

Et la religion catholique est responsable de cette culpabilité. Puisque c'est à travers elle que les gens réagissent à ce qu'ils ne comprennent pas. L'homosexualité est une abomination aux yeux de Dieu et pourtant nous sommes crées à son image. Aussi, l'une des nombreuses réflexions sur l'origine de l'homme que je me posais fut sur la diversité des races, des couleurs, pourquoi disait-on que Adam et Eve étaient blancs et pourquoi il y avait-il autant de diversité ? Comment pouvait-on expliquer cette multiplicité ? C'est une question qui revenais tout le temps. Les adultes me répondaient que les voies du Seigneur étaient impénétrables. Que c'était mal de poser ce genre de question. Qu'il ne fallait pas essayer de comprendre mais qu'il fallait croire. Celui qui cherche à pénétrer les mystères de Dieu meurt. J'ai fréquenté toute les branches judéo-chrétiennes (Adventiste, Témoins de Jéhovah, Evangéliste,  Pencotetiste, etc, etc) mais leurs réponses ne me satisfaisaient pas.

Je trouvais cela illogique de croire sans chercher à comprendre. Je voulais vraiment trouver une réponse à cet énigme. Donc, je persistais. Jusqu'au jour où j'ai rencontré un ami qui était dans le même lycée que moi, avec qui j'ai longtemps discuté, qui m'écoutait, comprenait ma démarche spirituelle et me fit découvrir par le biais d'un livre, une autre vision de mon existence, qui j'étais. Incroyable!!! En une nuit j'avais dévoré ce livre. Après l'avoir lu, j'ai ressenti un sentiment de bonheur , pour la première fois de ma vie, tout me paraissait plus clair. J'avais l'impression de ne pas être seul à éprouver ce sentiment. La liberté! Quelque chose venait de se passer en moi. Je ne savais pas réellement quoi sur le moment mais c'était magique. J'étais heureux!!! Oui, je peux le dire, j'étais heureux. Je venais de redécouvrir l'existence de l'homme, cette diversité qui existait autour de moi, sur l'origine de la vie, sur ma sexualité, mon homosexualité, sur ma culpabilité face à mon éducation, sur la religion. En une nuit le mystère de la vie venait de se dévoiler à moi comme un voile que l'on déchire.Je recouvrais la vue. De plus j'étais pas le seul, d'autres pensaient comme moi. Quel bonheur!! J'ai fréquenté assidûment l'église catholique pendant 7 ans et je n'ai jamais vécu un tel bonheur. Du jour où j'ai lu " le messages qui dit la vérité", je ne ressentais plus l'envie de continuer dans cette voie. Je voulais rencontré RAEL, l'homme qui a écrit ce message. Je me rappelle aussi que lorsque j'étais petit, j'adorais l'histoire de Jésus et j'imaginais faire partie de son entourage. Je trouvais cette homme extraordinaire, j'aimais son histoire c'était une belle histoire,  tout cette amour qu'il donnait autour de lui sans rien attendre des autres, la vision rebelle qu'il avait face à l'ordre établi. Toute la souffrance qu'il a enduré parce qu'il était différent, parce qu'il pensait différemment, parce qu'il leur amenait une dimension humaine et aimant. C'était tellement beau, tellement humain et ils l'ont crucifié pour ça! Et lui continuait de les aimer encore. Quelle de conscience, quelle majesté! 

J'ai apostasié à 19 ans et j'ai fait mon baptême raëlien la même année. Toute ma vie en fut changer. Ca fait maintenant 18 ans que je suis raëlien. 18 année de travail personnel sur ma capacité à ressentir, à aimer, à m'émouvoir de ce que je suis et de ce qui m'entoure. Et pourtant jj'ai quitté pendant 4 ans la structure raëlienne sous la pression d'amis, de proche, de doute parce que j'avais besoin de prendre du recul et je suis revenu.  Cette philosophie amène des valeurs que dans notre société nous avons perdu persuadé que notre bonheur réside dans le fait de posséder, d'AVOIR, de PARAITRE. La philosophie raëlienne prône, l'ETRE  plus que le PARAITRE, l'ETRE plus que l'AVOIR, L'Amour, le respect de soi et des autres, le respect de la vie, la responsabilisation, l'amour de soi. La conscience de ce que je suis et l'acceptation par là même. Elle nous invite à ouvrir nos ailes comme un oiseau, aller explorer notre univers intérieur pour mieux comprendre notre univers extérieur. L'épanouissement d'un individu ne peut se faire sans l'acceptation de ce qu'il est. Car pour donner, il faut avoir pour soi. Nul ne peut prétendre aimer, s'il ne s'aime pas lui même. C'est un principe qui ouvre toute les portes de l'éveil, le chemin de la conscience, de l'Amour universelle. Nous sommes tous liés les uns aux autres. Nous sommes les cellules d'un grand corps qu'est l'humanité. Nous avons tous une responsabilité de notre devenir et aussi de celle de notre humanité. Car nous faisons indéniablement partie d'elle, tout influence tout et tout est dans tout. Nos actions conscientes comme inconscientes, volontaires comme involontaires vont soit nous permettre de nous auto-détruire si nous ne maîtrisons pas notre agressivité liée aux frustrations, liée au manque d'amour de soi. Soit d'accéder à la science de nos créateurs " les Elohim", devenir des éternels comme eux et vivre dans un paradis sur terre ou l'Amour, l'Harmonie,  la Science et la Conscience crée le bonheur présent,  de l'instant et ce à l'infinie. Moi, j'ai choisi la religion de la Science, la religion du FUTUR. Celle qui nous permettra de découvrir les confins de l'Univers et créer la vie à notre tour.

par Boris publié dans : Mon Histoire
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Mardi 6 mars 2007


 

 Je ne pouvais mettre en ligne ce blog sur l'HOMOSEXUALITE-RELIGION sans vous témoigner mon ressenti par rapport à ce thème qui vous le constaterez au cours de l'histoire nous permet de voir comment la question est abordée et  évolue au fil du temps.

Ce fut très enrichissant ce travail de recherche sur l'homosexualité à travers l'histoire de l'Homme mais aussi à travers les religions étant moi même homosexuel et raëlien. A la lumière de ses recherches, je comprend mieux pourquoi la perception de l'homosexualité est si difficile à accepter. Pourtant je me rend compte que la vision et les comportements face à l'homosexualité étaient assez différentes, ce en fonction des sociétés, des communautés ou ethnies fussent-elles primitives ou évoluées et des civilisations. Dans certaines tribus, il y avait une plus grande tolérance face à l'homosexualité qui était considérée même comme une étape dans l'épanouissement et le développement d'un individu voir la survie de toute une communauté, un emblème sociale et de respect notamment sur le continent africain et chez les amérindiens. En outre, dans la civilisation antique,  chez les grecs c'est assez paradoxale. C'est évident que l'homosexualité était une des composantes des moeurs grecs à laquelle la population s'accomodait. Puisqu'elle était tolérée et les homosexuels ne subissaient pas de persécution pour autant. La tendance était à la tolérance sans trop l'afficher. Dès l'apparition des religions judéo-chrétienne au XIXème siécle, on voit s'opérer un changement radical sur la question de l'homosexualité et ses moeurs, commence, alors,  la déferlante vague d'intolérance sur les homosexuels de manière générale. La religion chrétienne est à l'instigation des pressions sociales et culturelles ainsi que des nombreuses persécutions et violences parfois inhumaines infligées à l'égard des personnes homosexuelles hommes et  femmes. La religion considére l'homosexualité comme une abomination et la condamne. Vous verrez dans le thème de l'homosexualtié à travers les religions comment la question d'Amour à aucun moment n'est pris en compte. Comme si les homosexuels, qui plus est humains, sont dépourvus d'une incapacité de sentiment, à aimer et où l'accent est mis que sur les pratiques sexuelles. Pourtant malgrès cette hérésie incessante de plus de 2000 ans, l'homosexualité perdure dans l'évolution des civilisations. Incroyable!! 

Je me plais à dire que tant qu'il y aura des Hommes, il y aura des homosexuels. Faut-il pour autant détruire l'humanité ?  En autre, d'inombrables recherhes ont démontrées que même dans la nature, la biodiversité semble en être empreinte.  Dans 63 espèces animales et chez des végétaux, on a observé des comportements homosexuels. Donc qu'est ce qu'être contre nature si dans sa diversité la nature, elle même, nous offres tout autant de possibilité ?  Extraordinaire ?

Toutes mes recherches qui ne sont qu'exhaustives sont issues de texte, de réflexions faites par des hommes et des femmes scientifiques, médecins, sociologues, théologiens, psychologues, ethologues, etc, etc... Des expériences horribles, ont même été pratiquées sur des humains pour déterminer la cause de l'homosexualité et l'irradier, considérée comme une pathologie, déviance voir une maladie mentale, mais en vain. Et si la vraie question était tout autre ? L'Amour. Où est donc sa place là-dedans ? Si aujourd'hui au cours des générations qui se sont succédées, l'homosexualité est en phase, après ce long périple existenciel, de se normaliser. Ne serais-ce pas la réponse à ce que la vie nous transmet dans sa plus grande sagesse. Cette notion de diversité, cette notion d'Amour. Comme pareille à cette humanité dans laquelle nous retrouvons une infinité des possibilités,  des formes, des couleurs, des parfums, des tailles, des charmes, de beauté. Un seul intérêt commun L'AMOUR!!  Avec les yeux de l'amour tout change,  tout se comprend, tout s'accepte, tout se concoit, tout se respecte. La diversité est le nectar de la vie. Elle est l'expression de la beauté et de l'Amour!! Regardons autour de nous, nous sommes tous liés et pourtant si différents.  C'est dans cette diversité, je crois, que réside notre richesse, l'ultime patrimoine que nous ont légué ceux qui nous ont crée, les Elohim. Merci!!!

 

par Boris publié dans : homosexualite à travers l'histoire
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Mardi 6 mars 2007


Elle est très simple : chacun a le droit de disposer de son corps comme il l'entend. L'homosexualité n'est pas un comportement normal ou anormal. Chacun doit avoir une vie sexuelle en harmonie avec ses goûts ses attirances naturelles. La différenciation sexuelle d'un  individu dans le ventre de sa mère se fait très tardivement sentir, et il y a des hommes très hommes, des hommes féminins, des femmes très viriles et des femmes très féminines avec tous les dégradés intermédiaires possibles et imaginables. Tout cela est génétique, et reprocher à un homosexuel d'être un homosexuel, c'est aussi stupide que de reprocher à un homme d'être un homme ou un chat d'être un chat. Il y a d'ailleurs bien des animaux qui sont homosexuels, et il n'est pas rare d'assister à la campagne aux ébats de chiens, de bovidés ou de volailles homosexuels. L'homosexualité est aussi naturelle qu'un chien ou une poule est naturel.

Ce qui n'est pas naturel c'est de vouloir obliger les autres à avoir la même sexualité que soi. c'est généralement ce que font tous ceux qui martyrisent les gens qui ne leur ressemblent pas. Ce sont généralement les mêmes qui sont racistes, traditionnalistes et militaristes.

L'agressivité envers les homosexuels est une forme de racisme. Elle provient de gens qui ont une vie sexuelle misérable et qui ne peuvent tolérer que d'autres aient l'air épanouis en vivant autres choses.

Les mêmes personnes qui condamnent l'homosexualité pardonnent très facilement à un homme qui aura violé une femme, alors que cela est un crime abominable. Il y a parmi les guides raëliens des homosexuels, femmes et hommes, des hétérosexuels et des bisexuels tous épanouis, car conscient d'être aimés comme il sont et de pouvoir s'épanouir en vivant leur corps comme ils l'entendent dans une fraternité qu'aucune autre religion ne leur avait apportée. Comment peut-on continuer d'être catholique romain quand on entend l'usurpateur du Vatican condamner l'homosexualité et continuer de refuser aux femmes la possibilité d'être prêtre. Deux preuves de rascismes et de sexisme qui contribuent à faire voir la vérité à ceux qui ont des yeux.


  Livre  "Accueillir les Extra-terrestres" - Raël   P.64

Tu habitueras tes enfants à avoir de plus en plus de liberté en les considérant toujours et avant tout comme des individus.

Tu respecteras leurs tendances et leurs goûts comme tu voudrais qu’ils respectent tes tendances et tes goûts. Et dis-toi bien toujours que ton enfant est ce qu’il est et que tu ne pourras pas en faire ce que tu veux qu’il soit, comme il ne pourra pas faire de toi ce qu’il veut que tu sois.

Respecte le pour qu’il te respecte, et respecte ses goûts pour qu’il respecte les tiens.


Livre :«Les extra-terrestres m’ont emmené sur leur planète» - Raël   P.105  

 


Accepter et aimer la différence, c’est là que commence la sagesse.
Quelle que soit la couleur de notre peau et les idées qu’on nous a mises dans la tête lorsque nous étions enfants, nous sommes humains !
Soyez ouverts à l’encouragement de la différence.
Tu es homosexuel, bravo ! ose l’être ! moi je ne le suis pas, mais je te respecte et je vais t’aider à faire en sorte que les autres te respectent et que tu puisses t’exprimer.
Faites de même avec tous ceux qui appartiennent à des minorités.
                                                                                                                            RAEL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Boris publié dans : homosexualité à travers les religions
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Samedi 24 février 2007

 

L'objectif de cet article est de retracer la réalité historique et contemporaine du vécu homosexuel dans plusieurs sociétés africaines. L'homosexualité dans toutes ses formes, a toujours été connue de l'Afrique, et ce, bien avant l'avènement des missions civilisatrices. De nos jours, elle tend à être de plus en plus visible dans les grandes zones urbaines africaines. Il apparaît donc intéressant d'un point de vue sociologique se saisir son sens, et voire, sa puissance au-delà des clichés mystificateurs admis.


Homosexualité en Afrique Noire Mythe ou réalité ?


En Afrique, les études relatives à la construction sociale de la sexualité menées par les Africains eux-mêmes ne sont pas très nombreuses, comparées à celles dont il est possible de disposer en Occident. L'une des raisons est que l'univers de la sexualité en Afrique depuis l'ère du christianisme est entouré de tabous, à l'instar de plusieurs autres régions du monde. En Afrique le plus souvent le sexe se pratique davantage qu'il ne se dit ; même à travers les contes lorsqu'il est abordé, c'est par le biais de métaphores, d'analogies, d'ellipses ou encore de métonymies. A ce niveau, le langage qui entoure le sexe surtout quand il veut véhiculer un savoir ne peut que se deviner, ou se visualiser par le biais d'oeillères pour ne jamais en préciser la pensée. Bien que le sexe ne se prête pas toujours avec aisance au jeu de l'interprétation, son sens n'est pas systématiquement caché pour les natifs. Il ne nécessite pas d'être toujours décrypté. C'est pourquoi au sein des groupes, les acteurs sociaux ne s'interrogeront pas nécessairement sur ses significations, même quand pour un observateur étranger, il peut apparaître contre nature ou obscène.

Cependant, loin de toute polémique, poursuivons l'objectif de cet article, en démontrant que l'homosexualité a toujours été connue et pratiquée en Afrique. Nous le faisons dans le but de lever le mythe occidental savamment élaboré d'une Afrique qui n'aurait jamais connu l'homosexualité. Ce qui pose encore en filigrane la préoccupation d'une définition plus élaborée de l'homosexualité concept occidental développé en Occident pour désigner une des pratiques socio-sexuelles qui semblait n'y apparaître qu'exclusivement. L'un des moyens de vérifier l'existence de cette réalité consiste à voir si le concept et les termes existent dans les langues africaines. Nous verrons que sur cette question, contrairement aux idées tout aussi occidentales reçues, les langues africaines vont jusqu'à désigner les genres qui vont avec ce type de pratique, et des spécificités que la seule conception occidentale « homosexualité » n'aurait pas pu toujours cerner.

(HOMO) sexualité dans l'histoire africaine : socio-graphie et socio-analyse d'une activité jouissive.


Présenter l'homosexualité dans l'histoire africaine comme une activité « jouissive » peut apparaître de prime abord provocateur. Cependant, c'est souligner que contrairement à ce qui est toujours paru comme impensable toute l'activité sexuelle en Afrique, même à travers l'histoire, a toujours eu cette dimension relative au plaisir. Il ne peut en être autrement, sauf en cas de frigidité ou d'excision chez les femmes. Etant donné que plusieurs sociétés africaines d'antan et même actuelles ont eu à pratiquer l'excision chez les jeunes filles, il sera plutôt dit que le plaisir se percevait surtout chez les hommes, et socialement l'on ne s'attendait pas à ce que la femme le manifestât. C'est dire qu'à côté de l'objectif premier qui était la reproduction dans l'activité sexuelle des individus dans ces sociétés, peut être placé comme second objectif, le plaisir, entendu comme satisfaction ou surexcitation des terminaisons nerveuses. Dans ce cas, l'homosexualité pratiquée occasionnellement ou non dans ces sociétés, peut tout aussi être envisagée comme une activité jouissive pour les parties prenantes. Avant d'entrer dans le vif du sujet, qu'il soit permis d'apporter quelques éclaircis sémantiques sur les concepts « d'homosexualité » et des « homosexualités » qui seront attribués au vécu socio-sexuel historique des Africains.


"HOMOSEXUALITE DANS LES RITES INITIATIQUES"


Dans certains rites initiatiques en Afrique, apparaissaient parfois des pratiques homosexuelles. Ces rites pouvaient servir à transformer le statut sexuel des individus (par exemple le rite marquant le passage de l'adolescence à l'âge adulte chez les Beti du Cameroun appelé « SO »), ou alors à initier les individus à l'art de la guerre (les Siwans en Libye) ou encore renforcer la cohésion sociale d'un groupe.

En effet, chez les Siwans dans le désert libyen, la pédérastie fut le plus souvent reconnue pour des fins initiatiques. Au Cameroun, le « Mevungu » chez les Beti et le « Ko'o » (l'escargot) chez les Bassa étaient des rites qui comprenaient des attouchements entre femmes ayant un caractère hautement homosexuel. D'après ses adeptes, le mevungu était présenté comme la « célébration du clitoris et de la puissance féminine ». Ce rite exclusivement féminin « comportait des danses qui, parfois auraient mimé le coït et dans lesquelles les initiées ménopausées auraient joué le rôle masculin ».

Chez les Kivaï, la pratique rituelle de la sodomie était courante et était socialement interprétée comme rendant les jeunes hommes plus vigoureux. Dans le Nord-Ouest de la Zambie, le rite Mukanda ou le rite de circoncision des garçons, était particulier. Les initiés mimaient souvent la copulation en se servant du pénis de l'initiateur le plus âgé. Cet acte était considéré comme rendant le sexe de l'initiandus plus fort, à l'instar de celui de l'initiateur. Dans d'autres groupes Bantou voisins (Luvale/Balovale ; Chokwe ; Luchazi ; Lucho et Lunda), les garçons restaient nus durant toute la première phase de l'initiation ou ils recouvraient la santé après la circoncision. Pendant cette période de cicatrisation post-circoncisionnelle, ils s'occupaient en jouant avec les pénis des gardiens des loges initiatiques : les vilombola ou avec ceux de leurs assistants, les tulombolachika. Cela était considéré comme accélérant la cicatrisation et partant la guérison, et les initiandus ou novices espéraient aussi qu'en le faisant, leurs propres pénis, s'accroîtraient. Tous les visiteurs des loges initiatiques « subissaient » le même traitement.

Ailleurs, chez les Bantous parlant le Fang au Gabon, au Cameroun ou en Guinée Equatoriale par exemple (le groupe Pahouin), les relations homosexuelles étaient perçues comme le médicament pour être riche. Cette richesse était transmise du partenaire réceptif, le pédiqué, vers le partenaire insertif, le pédicon, dans une relation pénio-anale.

Chez les Chagga du Kilimandjaro, où les jeunes étaient considérés comme adultes après une cérémonie initiatique, les jeunes, après leur cicatrisation post-circoncisionnelle, devaient encore passer par un autre rite, celui de la suturation de l'anus dans la forêt. L'explication qui en ressortait était que :

 « Le jeune homme initié doit s'abstenir de toute pratique homosexuelle. Une fois qu'un homme peut engendrer des enfants, lui-même court le risque, en cas de pratiques sexuelles anales, de se faire engrosser ou de féconder un autre homme. Cela signifie par conséquent la mort, puisque l'homme est « fermé » et qu'il ne possède pas de canal de parturition»

 

 

par Charles GUEBOGUO publié dans : homosexualite à travers l'histoire
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Samedi 24 février 2007

 

 

L'Amour au Masculin dans la Grèce Antique

 

Dans son introduction à la remarquable traduction anglaise en vers au 19e siècle par Edward FitzGerald des ?Rubá'iyyát? de Omar Khayyàm,

l'éditeur fait cette remarque :

    FitzGerald (1809-1883) s'est trouvé être homosexuel dans une société qui, alors qu'elle admirait et respectait une civilisation [celle de l'Athènes classique] qui glorifiait et s'enorgueillissait de son homosexualité, trouvait quant à elle ce comportement si répugnant qu'il en devenait pratiquement innomable.

En dépit de certains progrès effectués depuis l'époque victorienne, il ne semble pas que toute l'étendue et l'importance de l'amour au masculin dans l'Athènes classique et à travers toute la Grèce ancienne soit de nos jours de notoriété publique. En fait, cette connaissance est peut-être même moins répandue que du temps de FitzGerald, puisque les études classiques ont quasiment disparu des écoles et n'attirent que peu d'étudiants en université.

Il est important pour commencer de définir notre vocabulaire. Le terme 'homosexualité' tel qu'il est utilisé et compris à notre époque n'est pas applicable à l'antiquité grecque pour deux raisons : tout d'abord, la plupart des Grecs étaient bisexuels ; ensuite, la passion et l'amour érotique entre deux hommes adultes, modèle qui rencontre une tolérance certaine dans la plupart des pays occidentaux
et dans quelques autres pays, étaient généralement considérés comme inhabituels et tenus pour ridicules. L'amour au masculin en Grèce était un amour entre un homme et un adolescent.


Environnement social


L'homme grec devait non seulement se marier et élever des enfants, mais aussi être disponible pour l'amitié et l'amour avec des jeunes qui en étaient dignes, non pas à l'exclusion du mariage mais en un complément nécessaire. Son cheminement prédestiné à travers le jardin de l'amour commençait donc à un moment de l'adolescence, quand, courtisé par bien des hommes, il en choisissait un comme amant. Il continuait au début de l'âge adulte quand il courtisait lui-même un jeune homme méritant et gagnait son amour, pour ensuite s'élargir et inclure le mariage et la procréation. (Bien sûr, on trouvait d'innombrables variations sur ce thème, certaines nobles et d'autres sordides, tout comme pour la vie amoureuse de nos jours). Cette diversité de la vie était illustrée par les anciens mythes sacrés sur lesquels étaient fondés les archétypes de la vie humaine et de la connaissance de soi.

Zeus et Ganymède
(lire l'histoire)

Tous les Grecs connaissaient la légende qui racontait comment Zeus, sous forme d'aigle, avait emporté Ganymède, le plus beau garçon du monde, pour en faire son amant et son échanson sur l'Olympe, celle de l'amour malheureux entre Apollon et Hyacinthe, et encore bien d'autres amitiés entre des dieux ou héros et de beaux jeunes hommes. Parmi les Grecs, non seulement cet amour osait dire son nom, mais en fait, il le criait sur les toits. C'était l'une des traditions fondamentales de la vie grecque, pratiquée et appréciée au plus haut point. Un aspect vraiment incontournable de la vie sociale qu'aucun poète, aucun philosophe, aucun artiste ne pouvait refuser d'étudier ; régulièrement discuté en public et partie intégrante des réflexions des plus grands esprits.

Qu'un homme soit à la fois attiré par les belles femmes et les jeunes gens imberbes était considéré comme naturel et normal. Il était également accepté que certains hommes soient plus portés vers les unes ou vers les autres. Cependant, les jeunes hommes constituaient le beau sexe par excellence ; l'idéal grec de la beauté était personnifié par un jeune homme, comme le prouvent l'art et la littérature grecque des débuts jusques aux derniers exemples. Des discussions littéraires étudiaient la question de savoir quel amour était préférable, et souvent celui des adolescents prenait le dessus. En dehors des textes purement scientifiques, on trouvait rarement des ouvrages dans lesquels la beauté masculine adolescente n'était pas portée aux nues, par les remarques désinvoltes comme par les descriptions détaillées. On peut juger à quel point les adolescents représentaient le parangon de la beauté à travers les arts où même les filles étaient souvent figurées avec des traits de garçons. De plus, un grand nombre de poteries représentant des adolescents ont été trouvées, portant souvent l'inscription kalos ('beau'), alors que sur les dessins de jeunes filles le féminin kalè est rare. Même le grand sculpteur Phidias a rendu hommage à son bien-aimé en gravant kalos Pantarkès sur l'un des doigts de la colossale statue de Zeus à Olympie.


Éducation

En dehors de leurs charmes physiques, les garçons étaient également appréciés pour leur esprit, tenu pour être particulièrement capable de raisonner et de débattre, et donc fait pour être éduqué. L'Éros masculin était donc le principe moteur de l'aspect non seulement érotique mais aussi pédagogique de la pédérastie grecque. La culture antique était totalement masculine. Pour l'homme grec, son épouse n'était pratiquement que la mère de ses enfants et celle qui tenait le foyer. A de très rares exceptions près, les femmes (et les mères en particulier) étaient exclues de la vie intellectuelle et publique. On considérait que les filles ne savaient que bavarder, et ne méritaient donc pas d'être éduquées. Seules les hétaïres, une catégorie d'artistes/courtisanes, n'avaient pas de responsabilités domestiques et pouvaient pénétrer dans les arènes politiques et philosophiques. Le développement intellectuel de la plupart des filles était donc négligé, alors qu'une éducation adéquate pour les garçons était de la plus haute importance.

Marbre d'Hercule

Le but du système d'éducation grec, le païdeia, était résumé par l'expression kalos kagathos, ?beau et bon?, ce qui signifiait que la beauté du corps et la bonté de l'âme étaient l'essence de la perfection humaine (c'est-à-dire masculine). L'amour érotique entre des hommes et des adolescents s'efforçant ensemble de développer ces vertus était perçu comme le moyen le plus efficace de cultiver cet idéal. On disait que même Héraclès (Hercule) accomplissait plus facilement ses exploits lorsque son bien-aimé Iolaos le regardait faire. C'est pour commémorer cette union que les Iolaiaï, jeux équestres et gymnastiques, étaient célébrés à Thèbes.

L'éducation des jeunes se faisait au gymnase, situé en plein centre de toutes les villes grecques (il représentait bien plus que son homonyme moderne). Les garçons et les hommes passaient là une grande partie de leur journée, en exercices physiques et intellectuels. Son architecture a été décrite par l'architecte romain Vitruve : tout d'abord, il contenait un large péristyle, place de périmètre de deux stades (carré de 90 m de côté). Il était bordé sur trois côtés par des portiques simples, et sur le côté sud par un portique double qui entourait l'Ephèbeïon, terrain d'entraînement pour les ephèboï, jeunes hommes majeurs, c'est-à-dire en gros de dix-huit à vingt ans. Sur les côtés se trouvaient les bains et différentes salles où les philosophes, les rhétoriciens, les poètes et tous les amateurs de la beauté masculine se rassemblaient. Derrière le péristyle, encore des portiques, dont le xystos, apparemment surtout consacré à l'entraînement des hommes adultes, et rattaché à celui-ci la palestre, principal terrain d'entraînement des jeunes gens. Les salles étaient diversement décorées, principalement de statues représentant des dieux et des héros tels que Hermès, Apollon et les Muses, Héraclès et surtout Eros. Un tel contact quotidien avec ces superbes oeuvres d'art et la beauté de jeunes corps harmonieusement développés par des exercices réguliers explique en bonne partie l'enthousiasme des Grecs pour la beauté et l'éros masculin.

Le mot gymnase dérive de gymnos,
'nu', ce qui rappelle que les sports se pratiquaient déshabillé. Il n'est donc pas surprenant que le gymnase ait été un épicentre d'énergie érotique. Le culte de la nudité masculine était un phénomène largement répandu dans la vie grecque, et il était considéré comme l'une des principales différences entre les grecs - cultivés - et leurs voisins - barbares. La nudité était pratiquée non seulement dans les gymnases, mais aussi pendant les grandes compétitions nationales à Olympie, Némée, Delphes et sur l'Isthme, pendant les cérémonies religieuses, les fêtes publiques et les banquets privés où les jeunes échansons étaient habituellement nus. Les Gymnopédies étaient une fête annuelle importante à Sparte, célébrée par des danses et des présentations de garçons nus. Paradoxalement, les autorités spartiates ont essayé d'utiliser ces danses comme récompenses pour ceux qui combattaient la baisse de population qui frappait leur état : seuls les hommes mariés pouvaient y assister.


 

Diversité des traditions

 

D'un autre côté, un des mythes expliquant l'origine de la pédérastie raconte que Minos, roi de Crète, l'avait introduite pour éviter la surpopulation de son île. Cette coutume, qui consiste en un rite de passage traditionnel, est également la forme la plus ancienne de pédérastie qui soit documentée historiquement, dans un texte d'Ephore de Kymè (cf. Homosexualité et initiation chez les peuples indo-européens, Bernard Sergent, Payot, 1996) :

L'amant annonce à ses amis sa décision de procéder à l'enlèvement trois ou quatre jours avant. Il serait alors honteux de cacher le garçon ou de lui interdire de prendre la route fixée, car cela signifierait qu'il ne mérite pas un tel amant. Après qu'il se soient rassemblés et si l'amant est de rang égal ou supérieur à celui du garçon, ils le poursuivent seulement par tradition, pour sauvegarder les apparences ; en fait ils le laissent faire avec plaisir. Ils continuent à le poursuivre jusqu'à ce qu'il ait amené le garçon dans sa maison. Mais si l'amant est de rang inférieur, ils lui arrachent le garçon par la force. Celui qui possède une grande beauté est considéré comme moins désirable que celui qui se distingue par le courage et la vertu. Le garçon reçoit un cadeau de son ami qui l'emmène là où il le désire. Les témoins de l'enlèvement partent avec eux ; puis vient un festin, après quoi ils retournent à la ville. Deux mois plus tard, le garçon est ramené chez lui, avec de riches cadeaux. [Trois présents traditionnels constituaient les fondements symboliques de l'entrée du garçon dans la vie adulte : une armure symbolisant la réussite guerrière, un taureau symbolisant les responsabilités de celui qui travaille la terre et une coupe, symbolisant l'ivresse divine comme chemin vers les accomplissements de l'esprit]. En plus de cela, il y avait beaucoup d'autres présents de choix, et les amis de l'amant se cotisaient pour l'aider. A son retour, le jeune homme sacrifiait le taureau à Zeus et offrait un festin à ses amis. [A ce moment, il devait répondre à la question rituelle, avait-il apprécié la relation avec son ravisseur ? Une tradition qui servait probablement à maîtriser un peu plus les amants tentés de profiter de leur position.] Mais quand un beau garçon d'une bonne famille ne peut pas trouver d'amant, c'est une honte pour lui, parce que la raison doit en être son caractère. Les garçons choisis pour un enlèvement sont particulièrement honorés. Ils ont les meilleurs places aux réunions publiques et durant les courses et sont autorisés à porter les vêtements offerts par leurs amants en signe de distinction.

Les tribus doriques, comme les Spartiates, avaient des traditions similaires, bien que les détails varient d'un état à l'autre. L'idée sous-jacente restait la même : l'amant adulte offrait son coeur à l'adolescent bien-aimé, lui transmettant ainsi son aretè, c'est-à-dire tout ce qui était bon et noble en lui, afin de faciliter le passage du jeune homme à l'âge adulte. Le lien formé par ces relations durait souvent au-delà de la fin de l'éducation du garçon. Parfois, le plus âgé restait responsable de son pupille jusqu'à ce que celui-ci atteigne l'âge du mariage, vers trente ans.

Poésie et culture

 

Parmi les Grecs ioniens, la pédérastie prenait un caractère plus léger que parmi les Doriens. Les poèmes d'Anacréon évoquent cette nonchalance enjouée. Mais l'amour des garçons n'était pas moins répandu parmi ces Grecs. L'importance culturelle de cette passion ne saurait trop être soulignée. Particulièrement au cinquième siècle avant notre ère, à l'âge classique d'Athènes : elle a inspiré des artistes et des poètes comme Phidias et Sophocle. Plus tard, quand la cité-état grecque, la polis, eut perdu sa prépondérance en tant que centre spirituel et politique, la vie et l'amour devinrent plus privés et le sentiment individuel prit le devant. Ce que reflète le ton mélancolique de la poésie la plus personnelle de Théocrite.

La plupart des poètes lyriques grecs, comme Théognis, Archiloque, Alcée, Anacréon et Pindare, ont consacré une large partie de leurs oeuvres à l'amour des jeunes hommes. Straton de Sardes, qui vivait au deuxième siècle de notre ère dans l'ancienne capitale de la Lydie, en Asie mineure, a rassemblé un grand nombre d'épigrammes et les a recueillies avec ses propres poèmes sous le titre Mousa Païdika,
'La Muse adolescente', qui dev