Dimanche 28 janvier 2007 7 28 /01 /Jan /2007 01:33

            
                                 

 


Les jeunes dans la Grèce ancienne DU RÔLE SOCIAL DE L'HOMOSEXUALITÉ


Alain SCHNAPP, « L'images des jeunes gens dans la cité grecque », dans HISTOIRE DES JEUNES EN OCCIDENT, Tome I, sous la direction de Giovanni Levi et Jean-Claude Schmitt, Seuil.

Alain Schnapp nous propose un voyage dans le temps pour comprendre la jeunesse de la Grèce ancienne. Il aborde l'éducation des jeunes, la Paideia, nécessaire à la vie collective et à l'intégration dans la cité. Il s'interroge sur les classes d'âge ou sur les représentations de la jeunesse dans les travaux d'Homère. Il est en effet essentiel de définir pour chaque époque la jeunesse : quand commence-t-elle et s'achève-t-elle ?

Alain Schnapp insiste beaucoup sur le rôle de l'homosexualité, en particulier chez les Doriens, les Crétois et les Spartiates. Cette homosexualité a une fonction clairement éducative et met en scène un jeune homme ? éromène - et un adulte chargé de son initiation - eraste - : « l'amour hétérosexuel est sous le signe de la réciprocité, alors que l'amour homosexuel est sous celui de la sociabilité ». Elle est acceptée pour le rôle social qu'elle joue. Cette pratique surprenante pour un contemporain de notre civilisation judéo-chrétienne est à placer dans le contexte d'une éducation qui privilégie la dureté, l'aptitude du jeune à survivre dans des conditions difficiles.

Alain Schnapp achève son article par une analyse des représentations graphiques, sur les vases grecs par exemple, des jeunes. Elle révèle l'importance du corps pour les habitants de la Cité. Les éromènes sont par exemple systématiquement représentés avec un sexe de taille réduite et imberbe alors que les erastes sont barbus et dotés d'attributs vigoureux. L'éducation des jeunes filles est située comme une forme particulière de la Paideia.
Maurice Sartre, "Le rite et le plaisir", dans l'Histoire
Dans cet article, Maurice Sartre retrace l'historiographie du sujet, traversée par les préjugés de l'occident chrétien pour l'homosexualité.
La raison pour laquelle l'homosexualité mérite de devenir un sujet à part entière pour le cas de la Grèce ancienne est le fait que cette pratique est valorisée. Sartre insiste sur le lien entre ces pratiques et le rite de passage à l'âge adulte. Mais cette explication n'est pas suffisante car dit-il : "on ne peut mettre sur le même plan des comportements codifiés par les lois, comme l'enlèvement de l'adolescent par un jeune adulte en Crète, avec vie commune pendant quelques semaines et cadeaux obligatoires en fin de stage et le fait que les jeunes Spartiates, Athéniens et autres s'offraient à des amants durant une période plus ou moins longue de leur adolescence et de leur jeune maturité sans que cela s'inscrive dans un rite précis".
Maurice Sartre souligne qu'il est impossible de faire l'amour sans désir lorsqu'on est un homme ; la pratique ne peut donc se limiter à un rite obligé. L'homosexuallité est largement une pratique autorisée et assumée, placée souvent sur un plan égal avec l'amour d'une femme. La place de la femme dans la société grecque bien considérée lorsqu'elle est recluse est une explication comme l'est l'exaltation du corps masculin. Curiosité aussi de voir que le corps de l'homme viril n'est pas celui d'un homme à la verge imposante. Aristophane dans les Nuées présente le jeune homme idéal avec une "verge menue".







 

Les hommes qui ont un sexe démesuré sont rapprochés des animaux.
La nudité est montrée dans l'art et dans les pratiques sportives.
Signe d'intégration de cette pratique dans la société, le fait que les gymnases sont interdits aux esclaves.
Coupe à figure rouge. Louvre
L'exemple de Sparte
Edmond Lévy, Sparte, Seuil
L'éducation spartiate est appelée agôgé. Elle est obligatoire, imposée par la cité ; elle est indispensable pour accéder à la citoyenneté et principalement orientée vers la préparation à la guerre.
Depuis Lycurgue, le pédonome est chargé de l'agôgé. Les jeunes sont pris en charge dès leur septième année et jusqu'à l'âge de 20 ans (ils sont des paidés) et même trente ans (néoi). L'éducation est rude ; l'épisode célèbre du renard -relaté par Plutarque- qui dévore le ventre d'un jeune spartiate en témoigne.
Comme à Athènes, il existe une forme de pédérastie éducative. Cette pratique pose le problème des relations sexuelles. Selon Xénophon, elles étaient inexistantes ; Plutarque note que "les relations sexuelles avec les jeunes garçons étaient considérées comme honteuses et infligeaient le déshonneur". Pourtant
d'autres textes affirment que ces relations étaient fréquentes. Ainsi Platon qui dans Les lois condamne les pratiques contre-nature pratiquées à Sparte. Face à ce paradoxe des sources, Edmond Lévy oppose la théorie et la pratique plus ou moins cachée : la cité ferme les yeux sur une pédérastie discrète. Il évoque aussi la question de l'âge : la pratique condamnée par Xénophon concerne des enfants qui ne sont pas encore des adolescents ; la cité tolère beaucoup mieux ces pratiques avec des jeunes de 20 à 30 ans ou avec des non-citoyens.

 

Ce texte est tiré du site: http://www.histgeo.com/ancienne/homo.html

Par Alain SNAPP - Publié dans : homosexualite à travers l'histoire
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Dimanche 28 janvier 2007 7 28 /01 /Jan /2007 02:02

Homosexualité > A travers l'histoire
 

L'Histoire de l'homosexualité à travers l'histoire.

ROME et l'HOMOSEXUALITE

n retrouve un peu la même situation à Rome: niveau pratique sexuelle, on se montre relativement libéré. On accepte que l'esclave serve d'objet sexuel pour son maitre et les relations sexuelles entre deux hommes libres sont tolérées même si elles peuvent donner lieu parfois à quelques moqueries. Ce qui pose probléme c'est, comme en Grèce, la passivité plus que l'homosexualité. On va même jusqu'à penser qu'un homme passif est incapable de bien diriger et d'être un bon politicien. Ce qui n'empêchera pas l'empereur Néron de se marier avec son esclave castré Sporus.

   Si les relations homosexuelles étaient admises à Rome, à condition que ce soit juste pour le plaisir charnel et que l'homme soit marié à une femme dont le rôle se limitait à tenir la maison et à élever les enfants, le lesbianisme y était mal vu. Dans une société mysogine, on voyait dans le lesbianisme une provocation à la toute puissance masculine.

   Mais des voix se font de plus en plus entendre pour condamner toutes formes d'homosexualité,  c'est notamment le cas de Cicéron. Et peu à peu les lois romaines vont se montrer de plus en plus sévéres envers les gays. Ainsi, la Lex scatina de 226 punit d'une amende l'amour entre deux hommes libres. C'est prèt d'un siècle avant que la religion catholique ne devienne religion d'état. on ne peut donc pas lier homophobie et religion chrétienne. Comme le souligne Boswell, la morale judéo-chrétienne a fait sienne, pour l'essentiel, l'attitude envers la sexualité des autres codes moraux qui l'ont précédée. Le christinanisme n'a donc rien inventé et a juste repris des régles qui existaient bien avant sa création.
 

L'ARRIVEE DU CHRISTIANISME

   Le christianisme a bien évidemment joué un role dans la place des homosexuels dans notre société et dans la répression. Mais ce n'est pas, comme il vient d'être dit, le christianisme en tant que tel qu'il faut accuser car l'homophobie et les régles condamnant l'homophobie préexistaient au christianisme. Ce serait faire preuve de peu de réflexions que d'affirmer que tout allait bien pour les gays jusqu'à ce qu'à l'arrivée du christianisme.

   Le christianisme n'a été que l'eau qui a fait pousser les graines d'homophobie qui préexistaient dans divers codes moraux de nos sociétés. Et il est fort à parier que si celà n'avait pas été l'église, il y aurait eu une autre religion, une idéologie..qui aurait donnéla chance à cette homophobie latente qui n'attendait qu'une chance pour se développer.

  En 313, la religion chrétienne devient religion d'état sous l'empereur Constantin. Il faudra pourtant attendre 30 ans pour qu'une loi réprimant l'homosexualité voit le jour. C'est , en effet, en 342, qu'une loi va condamner l'homosexualité passive. Sous l'influence de personnes telles que Saint Augustin, ces lois deviennent de plus en plus sévéres.Après avoir été qualifié de crime contre la dignité humaine, les relations entre hommes deviennnent un crime contre nature. En 390, l'empereur Théodose rejette officiellement l'homosexualité, une « infamie qui condamne le corps viril, transformé en corps féminin, à subir les pratiques réservées à l'autre sexe ». La spirale infernale ne fait que commencer.

   On ne fait plus le distinguo passif/actif pour arriver à une condamnation totale de l'homosexualité. Sous le règne de Théodose (379-395), on prévoit même le bûcher pour de tels actes. Et les circonstances ne vont pa sjouer en faveur des gays. En effet, l'empire romain doit faire face à des guerres meurtrières. A celà s'ajoutent des catastrophes naturelles (tremblements de terre.)et des épidémies. L'empire voit sa population fondre comme neige au soleil. Le taux de mortalité atteint des sommets, l'age moyen tombe à 25 ans et moins de 25% de la population arrivera à dépasser la barre des 50 ans. Il faut réagir et favoriser la procréation. Les romains doivent faire des bébés pour assurer la pérénité de l'empire. Dans un tel état des choses, l'homosexualité apparait comme un frein et un danger qu'il faut éliminer. Ce n'est plus seulement la morale qui se trouve atteinte mais l'existence de la société même. L'homosexualité constitue une menace pour le repeuplement de l'empire romain dans la mesure où cette sexualité n'a pas pour but de procréer. On va alors redurcir les lois réprimant l'homosexualité.

   Pour faciliter les choses, on va se servir de la religion et affirmer que les tremblements de terre et les épidémies sont des câtiments divins pour punir les homosexuels. En s'en prenant aux gays, on ne fait donc que punir le "coupable" des catastrophes qui déciment l'empire.

   L'empereur Byzantin Justinien (527-565) se montrera particulièrement cruel envers les homosexuels: en 553, il fera condamner tout acte homosexuel par la castration et le bûcher.

AU MOYEN AGE

  Peu à peu, l'homophobie tend à se calmer. On cesse de voir les homosexuels comme les responsables de tous les malheurs. Celà reste certes une faute mais au même titre que l'adultére, pas plus pas moins. Le début du Moyen age se caractèrise donc par une relative tolérance. On voit même certaines situations saugrenues se produire. Ainsi, des ouvrages de clercs à la gloire de l'amour entre hommes sont publiés.On consacre même un évêque ouvertement homosexuel à Orléans en 1098 sans que le pape Urbain II ne dise quoique ce soit bien qu'il ait été au courant. En Angleterre, les aventures avec des hommes des rois Richard Coeur de Lion et Edouard II d'Angleterre sont de notoriété publique.

    Malheureusement ce climat assez tolérant ne va pas durer.

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Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /Fév /2007 01:45



Lorsque les Européens sont arrivés sur l’Île de la Tortue, ils ont apporté avec eux leurs religions, leurs valeurs et leur vision du monde, qui ont eut un impact négatif sur les communautés autochtones, y compris sur l’expression de leur sexualité. ces derniers en étaient venus à croire que les personnes bispirituelles membres des Premières Nations étaient des personnes dégoûtantes et perverses.

 Or, avant la colonisation, le fait d’être bispirituel représentait un cadeau rempli de promesses et de potentiel.

On respectait et on honorait les personnes bispirituelles, qui étaient des visionnaires et des guérisseurs au sein de leurs communautés. La culture amérindienne est reconnue pour sa mise en valeur de l’équilibre et de l’harmonie dans toute la création. Aucun élément, aucune force ni aucune pulsion ne domine les autres. Le terme personne bispirituelle tire ses origines de la reconnaissance de la part des Premières Nations du caractère traditionnel et sacré des personnes qui maintiennent un équilibre en hébergeant à la fois l’esprit masculin et l’esprit féminin.

Certains aînés enseignent que les personnes bispirituelles occupent une place spéciale au sein des communautés, croyans que les personnes bispirituelles ont des tâches et des responsabilités précises à accomplir. Parmi celles-ci, notons le counselling, la guérison, la garde du calumet, le rôle de visionnaire (voyant) et le fait de se conduire selon nos croyances, ce qui veut dire de respecter tout ce qui est vivant.

Un homme blanc a écrit au sujet des Indiens Crow en 1859 : « […] les hommes portent la robe et assument les tâches des femmes, tandis que les femmes se changent en hommes et s’accouplent avec leur propre sexe ».

Chaque Nation autochtone sur l’Île de la Tortue affichait très probablement un comportement homosexuel.

Les renseignements suivants ont été découverts dans les documents écrits historiques :

sur 99 tribus, 88 faisaient référence à la culture gay, et 20 faisaient plus particulièrement  référence au lesbianisme. « Onze tribus ont nié la présence d’homosexualité aux anthropologues et aux autres écrivains. Tout le déni de la présence homosexuelle provenait des tribus de la côte Est qui sont les plus rapprochées de l’Europe et qui ont eu des contacts plus longs avec les régions où la culture, chrétienne et blanche, punit sévèrement les personnes qui admettent qu’elles sont gaies. »

Sur ces 99 tribus, on en a trouvé 21  qui mentionnent exactement les postes occupés par les gays.

Dans 12 de celle-ci, les travestis homosexuels étaient les médecins ou shamans de la tribu.

Chez les Indiens Illinois, Cheyenne, Crow et Dakota, ils étaient un élément essentiel des cérémonies spirituelles; dans trois tribus, ils exerçaient des fonctions spéciales lors des funérailles; et, chez les Winnebago, ils étaient oracles. Chez les Crow, les hommes bispirituels étaient responsables de la coupe de l’arbre utilisé pour la cérémonie de la danse du soleil. C’était une fonction respectée et vitale à occuper lors de ces cérémonies.

Jonathon Katz, auteur de Gay American History, a regroupé les noms que les Autochtones ont utilisé pour désigner leurs membres gais.

Chaque tribu utilisait ou continue d’utiliser des dénominations spéciales pour les gais et lesbiennes, qui font référence au travestisme et à des fonctions spéciales au sein de la tribu plutôt qu’à des relations homosexuelles découlant de rencontres occasionnelles.

- Les Navajos nomment leurs prêtres gais des Nadle,

- les Winnebago les nomment Siange,

- les Sioux Oglala nomment leur hommes magiques gais Winkte,

- les Omaha et les Ponca utilisent le mot Mingu-ga,

- les Zuni utilisent Ko’thlama,

- les Ojibwe A-go-kwa,

- les Inuits disent Choupan,

- les Kodiaks Ke’yev et les Absaroke du Montana utilise Bo-te, qui veut dire « ni femme, ni homme ».

Ce ne sont que quelques exemples des dénominations données aux personnes bispirituelles chez les diverses Nations autochtones.

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Par BORGAIL - Publié dans : homosexualite à travers l'histoire
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Mardi 13 février 2007 2 13 /02 /Fév /2007 00:50

Bouddhisme et homosexualité

Pour les laïcs [modifier]

On ne trouve pas de texte bouddhiste condamnant l'homosexualité. Le bouddhisme conseille une conduite sexuelle éthique. Le troisième des cinq préceptes (pañca-sila) concerne l'abstention de toute mauvaise conduite sexuelle et plus généralement de garder la maîtrise des sens (en pali, langue des textes Theravada: « Kamesu micchacara veramani sikkhapadam samadiyami », qui peut également s'appliquer aux plaisirs des sens). Les cinq préceptes sont des règles de base pour la vie des hommes et femmes laïcs ayant pris refuge dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha (voir: bouddhisme). L'homosexualité n'est donc pas (clairement) blâmée, la « conduite sexuelle éthique » est une expression générale, pour le bouddhisme l'essentiel est de ne pas s'engager dans des actions ayant pour conséquence la souffrance d'autrui ou de soi-même.

Dans les huit préceptes (attha-sila), le troisième est étendu à une interdiction complète de toute activité sexuelle.

Les sources de la morale bouddhique [modifier]

Les sources de la morale bouddhique sont à chercher dans le corpus du brahmanisme. Or si Bernard Sergent, un élève de Dumézil (L'homosexualité dans la mythologie grecque paru chez Payot) a prétendu que l'homosexualité y était tabou, rien n'a été trouvé de probant à cet égard. En compulsant une version française du Dharma Shastra, on a pu trouver deux attestations contradictoires. Dans un cas, celui qui faute perd sa caste. Dans l'autre un petit bain rituel suffit à la racheter. Ce qui n'est pas sans rappeler certains passages du Lévitique chez les hébreux.

Côté bouddhique une dérivation reste à établir avec le brahmanisme et il faut savoir qu'il existe plusieurs versions des « dix actes négatifs » dont parle la religion du Bouddha. Dans la plus succincte on ne doit pas voler le partenaire d'un autre, ne pas avoir de relations sexuelles à proximité de lieux ou d'édifices religieux tandis que dans les versions extensives on retrouve quelque chose de très semblable à la défense chrétienne de s'unir en ayant recours aux « vases » qui ne conviennent pas (sodomie au sens moderne).

Il semble que ces versions extensives soient contemporaines de certains dérapages monastiques plus ou moins contemporains de la réforme de Tsong Khapa, le créateur des Bonnets jaunes.

Il faut ajouter à cela que la pédérastie qui fut en usage dans certaines sectes monastique japonaises et qui aurait été constatée par François Xavier constitue manifestement un dérapage incompatible avec la morale monastique bouddhique originelle.

Interprétation dans le Bouddhisme Theravada [modifier]

D'après A. L. De Silva, dans le Theravada, l'homosexualité doit être jugé de la même manière que l'hétérosexualité. Le cas de l'homme et de la femme laïcs où il y a consentement mutuel, où l'adultère n'est pas impliqué et où l'acte sexuel est une expression de l'amour, du respect, de la fidélité et de la chaleur humaine, ne contredit pas le troisième précepte. Il en va de même quand les deux personnes sont du même genre.

De même la promiscuité, la débauche et la négligence pour les sentiments d'autrui rendraient un acte sexuel incorrect qu'il soit hétérosexuel ou homosexuel. Tous les principes par lesquels nous avons l'habitude d'évaluer un rapport hétérosexuel permettent également d'évaluer un acte homosexuel. Dans le bouddhisme Theravada, ce n'est pas l'objet du désir sexuel qui détermine si un acte sexuel est incorrect ou pas, mais plutôt la qualité des émotions et des intentions impliquées.

Conclusion [modifier]

Par le troisième précepte le bouddhiste a un discours moralisant modéré sur la sexualité en général, mais il laisse une large part à l'interprétation concernant l'homosexualité. En tout état de cause, celle-ci n'est condamnée par aucun texte, à l'exception des règles monastiques. Selon les textes, il semble que l'homosexualité puisse être jugée de la même manière que l'hétérosexualité.

Cependant, il se montre réaliste dès lors qu'il s'agit de la vie des laïcs. On a du reste des preuves manifestes, dans le canon qui règle la vie des bikkus (moines), que du côté des laïcs l'homosexualité était non seulement visible mais admise et nullement diabolisée.

Dans les faits, les populations et les législations nationales sont généralement réprobatrices mais tolérantes, à l'exception des pays colonisés ayant conservé les législations héritées de l'empire britannique.

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Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /Fév /2007 00:41
Histoire de l'homosexualité = Histoire de l'humanité


L'histoire est écrite par les vainqueurs. Ils choisissent ce que l'on se rappellera, et ce qui sera caché. Ainsi en a-t-il été avec l'éros mâle. Regarder n'importe quel livre d'histoire pourrait donner l'impression qu'aucune société n'a jamais fait l'éloge de l'amour entre hommes, que jamais un peintre, un poète ou un pape n'a partagé son lit et son c?ur avec un autre homme. Les preuves de l'amour entre personnes de même sexe ont été soit discrètement dissimulées, comme pour les Grecs et les Romains, soit rapidement détruites, comme cela est encore le cas avec les arts Maya et Inca nouvellement exhumés. Le résultat de cette tromperie a été une inutile polarisation de la société et d'énormes souffrances pour celles et ceux qui tombaient amoureux de personnes de leur propre sexe.

Non censurées, les archives révèlent une toute autre réalité : l'amour mâle est une constante universelle. Zéphyr et Hyacinthe, Cylix athénienne (coupe à boire) de Douris, 490-485 av. J.-C, Boston Museum of Fine ArtsSeule l'attitude de la société envers lui a pu changer. Toutes les cultures ont régulé l'amour mâle, en tissant autour de lui divers rituels. Et quelques-unes ont essayé - en vain - de le faire complètement disparaître.

Généralement, l'amour male faisait partie du tissu social et religieux. Des cités-états de la Grèce et de la Rome ancienne avec ses empereurs (Trajan et Hadrien, entre autres) aux chamans sibériens et aux sorciers guérisseurs amérindiens Two-Spirit, des membres des tribus africaines aux empereurs et érudits chinois, les peuples de par le monde ont compris et fait une place à la vulnérabilité des hommes à la beauté des autres hommes. Ils acceptèrent le fait que, mariés ou non, les hommes tombent amoureux d'hommes et de jeunes hommes, rêvent d'eux, écrivent sur eux, se battent pour eux, et les emmènent dans leur lit. Et la plupart du temps, ils comprenaient que les petits garçons étaient exclus de ce jeu, de la même façon qu'ils comprenaient que les petites filles en étaient aussi exclues.

Dans la Grèce classique, l'amour entre hommes était de bien des façons analogue aux mariages de l'époque, considéré comme aussi important dans la vie des individus et consacré par la mythologie grecque. C'était la Muhammed Qasim 1627 - Échanson - Miniature enluminée de Shah Abbas I (1571-1629) de Perse, embrassant son page - Louvre, Parispierre angulaire d'une tradition culturelle qui, il y a 2 500 ans, suscita l'éveil de la démocratie, du théâtre, de la philosophie, des mathématiques, de l'histoire etc. On pensait que l'amour mâle faisait ressortir les meilleures qualités d'un jeune homme, en particulier la virilité et le courage. À la guerre, les soldats combattaient souvent côte à côte avec leur bien aimé, comme dans le Bataillon Sacré de Thèbes ; plus tard, menés par Alexandre le Grand et son compagnon Héphaïston, les Grecs conquirent le monde connu. Bien sûr, la Grèce n'était pas une utopie : la prostitution et le viol, souvent accompagné de l'esclavage, étaient courants.

Au Japon, les apprentis samouraïs formaient un couple avec de plus vieux guerriers, pour être entraînés dans les arts de la guerre et de l'amour, et même le Shogun disposait - en plus de ses concubines - de nombreux garçons, leurs amours "Nanshoku" nous furent rapportées par les écrivains et les peintres Shunga qui immortalisèrent la "Shu-Dô", la Voie des Éphèbes. Ils immortalisèrent également les vies difficiles des Tobi-Ko, de jeunes acteurs itinérants de Kabuki, qui devaient peiner sur scène le jour et satisfaire au lit leurs clients la nuit.

Dans les pays musulmans, de célèbres poètes iraniens et arabes comme Hafiz de Shiraz et Abou Nawas louèrent et pestèrent contre les charmes des garçons (qu'ils abreuvaient parfois de vin Miyakawa Chôshun (1682-1753) - Le Jeu de Go - planche tirée d'une peinture Shunga sur soie, réalisée à la fin du dix-huitième siècle, reproduite dans La Voie des Éphèbes, Histoire et Histoires des Homosexualités au Japon, de Tsuneo WATANABE et Jun'ichi IWATA.]pour les séduire). Les saints Soufis de l'Inde à la Turquie cherchaient à trouver Allah en contemplant la beauté des jeunes gens imberbes. Les conteurs enchâssèrent des contes de l'amour mâle dans Les Mille et Une Nuits. Des artistes comme Riza i-Abbassi amusèrent les rois et les princes avec leurs miniatures persanes magnifiquement travaillées et leurs calligraphies. Les mollahs et les censeurs s'insurgèrent contre l'amour mâle, mais des hommes de tous milieux, des califes aux porteurs, s'en délectèrent, et tous attendaient avec impatience d'être servis par d' "éternels jeunes gens beaux comme des perles", une fois au paradis.

En Amérique du Nord et en Sibérie, les traditions chamanistes remontant à l'âge de pierre reconnaissaient les pouvoirs spirituels particuliers de ces hommes et femmes attirés par les amours du même sexe, comme on peut encore le voir dans la tradition amérindienne Two-Spirit (Deux-Esprits), qui a survécu jusqu'à ce jour.

Dans l'Occident pré-moderne, l'amour mâle survivait principalement dans la clandestinité, et n'était visible que lorsque des amants avaient la malchance de se faire prendre, ou quand des artistes assez courageux pour se moquer des conventions y faisaient allusion. Beaucoup d'écrivains, de musiciens, de peintres et de poètes l'ont dépeint, mais toujours sous forme cachée : Michel-Ange, qui para la Chapelle Sixtine d'éclatants nus masculins ; Shakespeare, qui donna la sérénade à son amoureux dans ses sonnets ; Blake, qui se révolta contre les prêtres qui "ligotaient de ronces mes joies et mes désirs" ; Walt Whitman, qui chanta le corps électrique. La liste de sommités, d'artistes, d'hommes d'états, d'ecclésiastiques, de chevaliers et de valets qui sentirent l'appel de l'amour mâle - seul, ou en compagnie de l'amour des femmes - est sans fin.

Le grand mensonge qui veut que l'amour du même sexe soit "contre nature," une fiction qui est en contradiction Domenico Cresti (appelé le Passignano) 1560-1638 - Baigneurs à San Niccolo - Collection privée. flagrante à la fois avec la biologie et l'histoire, dépend de la censure pour sa survie. Le projet Androphile, en glanant le travail des érudits des études homosexuelles, vise à défaire cette censure en attirant l'attention sur le rôle de l'amour homosexuel dans l'esprit et la culture de l'Homme : ses succès, ses échecs et les controverses auxquelles il a donné lieu pendant des millénaires. Nous espérons que les prose et poésie, religion et mythologie, art, philosophie et histoire venant du monde entier que vous trouverez ici rassemblées contribueront à approfondir la compréhension de la place de l'amour mâle dans la nature humaine. Au moment où ces lignes sont écrites (hiver 2004), elles pourront aussi éclairer le débat grandissant au sujet du mariage homosexuel, une tradition documentée de par le monde depuis des milliers d'années, mais nulle part de plus de façon plus répandue ni plus récemment qu'en Amérique du Nord, où il était pratiqué et honoré par de nombreux Peuples Originels.

Les documents recueillis ici sont les traces de pas de la Muse Gay, qui a inspiré des hommes et des femmes de tous les continents depuis l'aube des temps. Ils témoignent du fait que l'amour mâle est indomptable. Même interdit, il a prévalu contre les lapidations, les bûchers, les lobotomies, l'homophobie des cours d'écoles, les gibets et les geôles. Et là où il fut accepté, il s'est ouvertement épanoui pour conduire aux plus grandes réalisations de l'esprit humain.

Par La Muse Gay - Publié dans : homosexualite à travers l'histoire
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Samedi 24 février 2007 6 24 /02 /Fév /2007 15:49

I. L'ANTIQUITE

 

1. La pédératie en Grèce antique

La Grèce antique est souvent assimilée au berceau et au paradis de l'homosexualité. D'aucuns l'imaginent comme un monde dans lequel les hommes étaient libres d'entretenir des relations avec d'autres hommes. Rien de plus faux. Les structures sociales et les lois en vigueur à Athènes réprouvaient ce que nous appelons aujourd'hui "l'homosexualité". L'amour entre hommes était considéré comme avilissant et indigne d'un citoyen honorable. Par contre, ce qui était autorisé, et même encouragé, c'était la relation entre un homme mûr et un adolescent. Erigé au rang d'institution, le rapport entre l'éraste (l'amant adulte) et l'éromène (l'aimé mineur, un jeune à peine pubère) constituait pour ce dernier un rite de passage à l'âge viril. Même si les liaisons n'étaient parfois pas dénuées de passion, elles avaient surtout valeur éducative. Ainsi, l'adulte prenait sous son aile un adolescent et le formait à la vie sociale et politique, tout en entretenant des rapports sexuels avec lui, sans que la notion de plaisir prenne le dessus sur les valeurs intellectuelles et morales de la relation. L'éromène était pris en charge par l'éraste dès ses 12 ans jusqu'à l'apparition de la première barbe vers l'âge de 18 ans.

 

2. Rome, le culte de la virilité

A Rome, l'initiation sexuelle n'est plus au programme de l'éducation. Ce sont les femmes qui se chargent d'élever les garçons. Bien qu'on puisse en trouver des traces, les notions d'éraste et d'éromène ont presque disparu. "Vice grec": ainsi les Romains nommaient-ils la pratique de sodomiser les garçons. Mais l'homosexualité n'était pas condamnée pour autant. Elle était même largement répandue, comme moyen symbolique pour renforcer la suprématie des citoyens libres dans la société. Car ce qui était répréhensible pour un citoyen libre sous la République, c'était d'entretenir une relation avec un semblable, non de jouir d'un esclave ou d'un prostitué, personnages inférieurs qui étaient à sa disposition. Le citoyen romain devait se caractériser par une virilité et une vaillance sans faille, à la guerre comme à la vie civile, et ne jamais subir l'humiliation d'être au service de quelqu'un, donc de toujours tenir le rôle actif dans la relation, fût-elle avec un homme ou une femme. Sénèque le résume ainsi: "La passivité sexuelle est un crime pour l'homme libre, une obligation pour l'esclave, un service pour l'affranchi."

Fontaine Ityphallique, marbre retrouvé à Pompéi

A partir du Ier siècle av. J.-C., la séduction des garçons libres réapparaît, à l'image du poète Catulle, épris du beau Juventius: "Si sur tes yeux doux comme le miel, Juventius, on me laissait mettre sans relâche mes baisers, j'en mettrais jusqu'à trois cent mille sans me sentir jamais rassasié." Horace, Tibulle, Properce, Lucrèce, eux aussi, racontent les tourments de l'amour des garçons, tout comme Virgile, dans sa fameuse Deuxième Bucolique: "Pour le bel Alexis, chéri de son maître, Corydon, un berger, brûlait d'amour, sans aucun espoir." (39 av. J.-C.). Les régimes changent, de celui de Jules César (100-44 av. J.-C.), surnommé "l'homme de toutes les femmes et la femme de tous les hommes", accusé de "passivité", à Auguste qui devient empereur en 27 av. J.-C., et Virgile publie L'Enéïde, où il rapporte notamment la légende des deux guerriers Nisus et Euryale, un homme mûr et un adolescent, qui puisent dans leur amour réciproque le courage de mourir en héros. Un couple mythique, à l'instar d'Achille et Patrocle.

Sous l'Empire, l'homosexualité et la bisexualité se répandent dans toutes les classes, sans règle et sans retenue, à l'image des empereurs eux-mêmes, de Tibère à Caligula, "prince de la dépravation", en passant par Néron le scandaleux qui fait châtrer un de ses esclaves avant de le prendre publiquement pour épouse. Témoins d'un siècle de vie sociale romaine, les fresques et les statues retrouvées sur les sites de Herculanum et Pompéi, conquises en 89 et 80 av. J.-C. et englouties sous les cendres et la lave du Vésuve en 79 ap. J.-C., montrent de nombreuses scènes de plaisir, parfois suggérées, parfois d'un réalisme plus percutant: du coït anal à des sexes gigantesques, en passant par de jeunes éphèbes languissants, le culte du phallus et de l'éros masculin est omniprésent.

Les femmes, même si elles pouvaient jouir ou souffrir des pulsions de bien des hommes, se bornaient à tenir leur rôle d'épouse et de mère, et n'étaient pas autorisées à avoir de relations entre elles.

 

Hadrien
(76-138 av. J.-C.)

Après la débauche de nombre de ses prédécesseurs, l'empereur Hadrien (76-138 ap. J.-C.) donne une tout autre image: il aime d'amour le bel Antinoüs (110-130 ap. J.-C.), un jeune Grec de Bithynie, qui l'aime en retour. Après la noyade de son amant dans le Nil à l'âge de 20 ans, Hadrien l'éleve au rang des dieux en faisant ériger un temple et une ville en sa mémoire. D'innombrables sculpteurs lui dressent des statues, des pièces de monnaie sont frappées à son effigie. Des jeux seront même organisés en sa mémoire pendant près de 200 ans. Antinoüs, devenu canon éternel de la beauté masculine.



 
Par Boris - Publié dans : homosexualite à travers l'histoire
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Samedi 24 février 2007 6 24 /02 /Fév /2007 15:49

L'Amour au Masculin dans la Grèce Antique

 

Dans son introduction à la remarquable traduction anglaise en vers au 19e siècle par Edward FitzGerald des ?Rubá'iyyát? de Omar Khayyàm,

l'éditeur fait cette remarque :

FitzGerald (1809-1883) s'est trouvé être homosexuel dans une société qui, alors qu'elle admirait et respectait une civilisation [celle de l'Athènes classique] qui glorifiait et s'enorgueillissait de son homosexualité, trouvait quant à elle ce comportement si répugnant qu'il en devenait pratiquement innomable.

En dépit de certains progrès effectués depuis l'époque victorienne, il ne semble pas que toute l'étendue et l'importance de l'amour au masculin dans l'Athènes classique et à travers toute la Grèce ancienne soit de nos jours de notoriété publique. En fait, cette connaissance est peut-être même moins répandue que du temps de FitzGerald, puisque les études classiques ont quasiment disparu des écoles et n'attirent que peu d'étudiants en université.

Il est important pour commencer de définir notre vocabulaire. Le terme 'homosexualité' tel qu'il est utilisé et compris à notre époque n'est pas applicable à l'antiquité grecque pour deux raisons : tout d'abord, la plupart des Grecs étaient bisexuels ; ensuite, la passion et l'amour érotique entre deux hommes adultes, modèle qui rencontre une tolérance certaine dans la plupart des pays occidentaux
et dans quelques autres pays, étaient généralement considérés comme inhabituels et tenus pour ridicules. L'amour au masculin en Grèce était un amour entre un homme et un adolescent.


Environnement social


L'homme grec devait non seulement se marier et élever des enfants, mais aussi être disponible pour l'amitié et l'amour avec des jeunes qui en étaient dignes, non pas à l'exclusion du mariage mais en un complément nécessaire. Son cheminement prédestiné à travers le jardin de l'amour commençait donc à un moment de l'adolescence, quand, courtisé par bien des hommes, il en choisissait un comme amant. Il continuait au début de l'âge adulte quand il courtisait lui-même un jeune homme méritant et gagnait son amour, pour ensuite s'élargir et inclure le mariage et la procréation. (Bien sûr, on trouvait d'innombrables variations sur ce thème, certaines nobles et d'autres sordides, tout comme pour la vie amoureuse de nos jours). Cette diversité de la vie était illustrée par les anciens mythes sacrés sur lesquels étaient fondés les archétypes de la vie humaine et de la connaissance de soi.

Zeus et Ganymède
(lire l'histoire)

Tous les Grecs connaissaient la légende qui racontait comment Zeus, sous forme d'aigle, avait emporté Ganymède, le plus beau garçon du monde, pour en faire son amant et son échanson sur l'Olympe, celle de l'amour malheureux entre Apollon et Hyacinthe, et encore bien d'autres amitiés entre des dieux ou héros et de beaux jeunes hommes. Parmi les Grecs, non seulement cet amour osait dire son nom, mais en fait, il le criait sur les toits. C'était l'une des traditions fondamentales de la vie grecque, pratiquée et appréciée au plus haut point. Un aspect vraiment incontournable de la vie sociale qu'aucun poète, aucun philosophe, aucun artiste ne pouvait refuser d'étudier ; régulièrement discuté en public et partie intégrante des réflexions des plus grands esprits.

Qu'un homme soit à la fois attiré par les belles femmes et les jeunes gens imberbes était considéré comme naturel et normal. Il était également accepté que certains hommes soient plus portés vers les unes ou vers les autres. Cependant, les jeunes hommes constituaient le beau sexe par excellence ; l'idéal grec de la beauté était personnifié par un jeune homme, comme le prouvent l'art et la littérature grecque des débuts jusques aux derniers exemples. Des discussions littéraires étudiaient la question de savoir quel amour était préférable, et souvent celui des adolescents prenait le dessus. En dehors des textes purement scientifiques, on trouvait rarement des ouvrages dans lesquels la beauté masculine adolescente n'était pas portée aux nues, par les remarques désinvoltes comme par les descriptions détaillées. On peut juger à quel point les adolescents représentaient le parangon de la beauté à travers les arts où même les filles étaient souvent figurées avec des traits de garçons. De plus, un grand nombre de poteries représentant des adolescents ont été trouvées, portant souvent l'inscription kalos ('beau'), alors que sur les dessins de jeunes filles le féminin kalè est rare. Même le grand sculpteur Phidias a rendu hommage à son bien-aimé en gravant kalos Pantarkès sur l'un des doigts de la colossale statue de Zeus à Olympie.


Éducation

En dehors de leurs charmes physiques, les garçons étaient également appréciés pour leur esprit, tenu pour être particulièrement capable de raisonner et de débattre, et donc fait pour être éduqué. L'Éros masculin était donc le principe moteur de l'aspect non seulement érotique mais aussi pédagogique de la pédérastie grecque. La culture antique était totalement masculine. Pour l'homme grec, son épouse n'était pratiquement que la mère de ses enfants et celle qui tenait le foyer. A de très rares exceptions près, les femmes (et les mères en particulier) étaient exclues de la vie intellectuelle et publique. On considérait que les filles ne savaient que bavarder, et ne méritaient donc pas d'être éduquées. Seules les hétaïres, une catégorie d'artistes/courtisanes, n'avaient pas de responsabilités domestiques et pouvaient pénétrer dans les arènes politiques et philosophiques. Le développement intellectuel de la plupart des filles était donc négligé, alors qu'une éducation adéquate pour les garçons était de la plus haute importance.

Marbre d'Hercule

Le but du système d'éducation grec, le païdeia, était résumé par l'expression kalos kagathos, ?beau et bon?, ce qui signifiait que la beauté du corps et la bonté de l'âme étaient l'essence de la perfection humaine (c'est-à-dire masculine). L'amour érotique entre des hommes et des adolescents s'efforçant ensemble de développer ces vertus était perçu comme le moyen le plus efficace de cultiver cet idéal. On disait que même Héraclès (Hercule) accomplissait plus facilement ses exploits lorsque son bien-aimé Iolaos le regardait faire. C'est pour commémorer cette union que les Iolaiaï, jeux équestres et gymnastiques, étaient célébrés à Thèbes.

L'éducation des jeunes se faisait au gymnase, situé en plein centre de toutes les villes grecques (il représentait bien plus que son homonyme moderne). Les garçons et les hommes passaient là une grande partie de leur journée, en exercices physiques et intellectuels. Son architecture a été décrite par l'architecte romain Vitruve : tout d'abord, il contenait un large péristyle, place de périmètre de deux stades (carré de 90 m de côté). Il était bordé sur trois côtés par des portiques simples, et sur le côté sud par un portique double qui entourait l'Ephèbeïon, terrain d'entraînement pour les ephèboï, jeunes hommes majeurs, c'est-à-dire en gros de dix-huit à vingt ans. Sur les côtés se trouvaient les bains et différentes salles où les philosophes, les rhétoriciens, les poètes et tous les amateurs de la beauté masculine se rassemblaient. Derrière le péristyle, encore des portiques, dont le xystos, apparemment surtout consacré à l'entraînement des hommes adultes, et rattaché à celui-ci la palestre, principal terrain d'entraînement des jeunes gens. Les salles étaient diversement décorées, principalement de statues représentant des dieux et des héros tels que Hermès, Apollon et les Muses, Héraclès et surtout Eros. Un tel contact quotidien avec ces superbes oeuvres d'art et la beauté de jeunes corps harmonieusement développés par des exercices réguliers explique en bonne partie l'enthousiasme des Grecs pour la beauté et l'éros masculin.

Le mot gymnase dérive de gymnos,
'nu', ce qui rappelle que les sports se pratiquaient déshabillé. Il n'est donc pas surprenant que le gymnase ait été un épicentre d'énergie érotique. Le culte de la nudité masculine était un phénomène largement répandu dans la vie grecque, et il était considéré comme l'une des principales différences entre les grecs - cultivés - et leurs voisins - barbares. La nudité était pratiquée non seulement dans les gymnases, mais aussi pendant les grandes compétitions nationales à Olympie, Némée, Delphes et sur l'Isthme, pendant les cérémonies religieuses, les fêtes publiques et les banquets privés où les jeunes échansons étaient habituellement nus. Les Gymnopédies étaient une fête annuelle importante à Sparte, célébrée par des danses et des présentations de garçons nus. Paradoxalement, les autorités spartiates ont essayé d'utiliser ces danses comme récompenses pour ceux qui combattaient la baisse de population qui frappait leur état : seuls les hommes mariés pouvaient y assister.

 

 

Diversité des traditions

 

D'un autre côté, un des mythes expliquant l'origine de la pédérastie raconte que Minos, roi de Crète, l'avait introduite pour éviter la surpopulation de son île. Cette coutume, qui consiste en un rite de passage traditionnel, est également la forme la plus ancienne de pédérastie qui soit documentée historiquement, dans un texte d'Ephore de Kymè (cf. Homosexualité et initiation chez les peuples indo-européens, Bernard Sergent, Payot, 1996) :

L'amant annonce à ses amis sa décision de procéder à l'enlèvement trois ou quatre jours avant. Il serait alors honteux de cacher le garçon ou de lui interdire de prendre la route fixée, car cela signifierait qu'il ne mérite pas un tel amant. Après qu'il se soient rassemblés et si l'amant est de rang égal ou supérieur à celui du garçon, ils le poursuivent seulement par tradition, pour sauvegarder les apparences ; en fait ils le laissent faire avec plaisir. Ils continuent à le poursuivre jusqu'à ce qu'il ait amené le garçon dans sa maison. Mais si l'amant est de rang inférieur, ils lui arrachent le garçon par la force. Celui qui possède une grande beauté est considéré comme moins désirable que celui qui se distingue par le courage et la vertu. Le garçon reçoit un cadeau de son ami qui l'emmène là où il le désire. Les témoins de l'enlèvement partent avec eux ; puis vient un festin, après quoi ils retournent à la ville. Deux mois plus tard, le garçon est ramené chez lui, avec de riches cadeaux. [Trois présents traditionnels constituaient les fondements symboliques de l'entrée du garçon dans la vie adulte : une armure symbolisant la réussite guerrière, un taureau symbolisant les responsabilités de celui qui travaille la terre et une coupe, symbolisant l'ivresse divine comme chemin vers les accomplissements de l'esprit]. En plus de cela, il y avait beaucoup d'autres présents de choix, et les amis de l'amant se cotisaient pour l'aider. A son retour, le jeune homme sacrifiait le taureau à Zeus et offrait un festin à ses amis. [A ce moment, il devait répondre à la question rituelle, avait-il apprécié la relation avec son ravisseur ? Une tradition qui servait probablement à maîtriser un peu plus les amants tentés de profiter de leur position.] Mais quand un beau garçon d'une bonne famille ne peut pas trouver d'amant, c'est une honte pour lui, parce que la raison doit en être son caractère. Les garçons choisis pour un enlèvement sont particulièrement honorés. Ils ont les meilleurs places aux réunions publiques et durant les courses et sont autorisés à porter les vêtements offerts par leurs amants en signe de distinction.

Les tribus doriques, comme les Spartiates, avaient des traditions similaires, bien que les détails varient d'un état à l'autre. L'idée sous-jacente restait la même : l'amant adulte offrait son coeur à l'adolescent bien-aimé, lui transmettant ainsi son aretè, c'est-à-dire tout ce qui était bon et noble en lui, afin de faciliter le passage du jeune homme à l'âge adulte. Le lien formé par ces relations durait souvent au-delà de la fin de l'éducation du garçon. Parfois, le plus âgé restait responsable de son pupille jusqu'à ce que celui-ci atteigne l'âge du mariage, vers trente ans.

Poésie et culture

 

Parmi les Grecs ioniens, la pédérastie prenait un caractère plus léger que parmi les Doriens. Les poèmes d'Anacréon évoquent cette nonchalance enjouée. Mais l'amour des garçons n'était pas moins répandu parmi ces Grecs. L'importance culturelle de cette passion ne saurait trop être soulignée. Particulièrement au cinquième siècle avant notre ère, à l'âge classique d'Athènes : elle a inspiré des artistes et des poètes comme Phidias et Sophocle. Plus tard, quand la cité-état grecque, la polis, eut perdu sa prépondérance en tant que centre spirituel et politique, la vie et l'amour devinrent plus privés et le sentiment individuel prit le devant. Ce que reflète le ton mélancolique de la poésie la plus personnelle de Théocrite.

La plupart des poètes lyriques grecs, comme Théognis, Archiloque, Alcée, Anacréon et Pindare, ont consacré une large partie de leurs oeuvres à l'amour des jeunes hommes. Straton de Sardes, qui vivait au deuxième siècle de notre ère dans l'ancienne capitale de la Lydie, en Asie mineure, a rassemblé un grand nombre d'épigrammes et les a recueillies avec ses propres poèmes sous le titre Mousa Païdika,
'La Muse adolescente', qui devint le douzième livre de l'Anthologie grecque (cf. La Muse adolescente, Straton de Sardes, traduction de Pierre Maréchaux, Le Promeneur, 1995).

L'été indien de la culture antique, le second siècle de notre ère, connut également une histoire d'amour qui semble faire écho dans la réalité à la légende de Zeus et Ganymède. L'empereur romain Hadrien et Antinoüs, un simple adolescent grec, devinrent d'inséparables compagnons pendant plusieurs années, jusqu'à la noyade du jeune homme dans le Nil à l'âge de dix-neuf ans, en l'an 130. Hadrien, bouleversé, ordonna aux prêtres de diviniser Antinoüs. Après sa déification, le jeune homme devint le dernier grand sujet de l'art grec avant son déclin. Des statues et des portraits témoignent toujours de sa beauté mélancolique et de sa nature énigmatique. Son culte perdura dans les parties orientales de l'Empire jusqu'à l'ascension du christianisme au quatrième siècle, quand la ferveur religieuse alliée à la politique commença à détruire toutes traces de la culture et de la religion classique
s. Les enseignements de Celui qui prêchait l'amour furent utilisés pour porter un dernier coup à un amour immémorial, sur lequel tombait alors une nuit qui allait durer plusieurs siècles.

 

Par Fitzgérald - Publié dans : homosexualite à travers l'histoire
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Samedi 24 février 2007 6 24 /02 /Fév /2007 16:20

 

L'objectif de cet article est de retracer la réalité historique et contemporaine du vécu homosexuel dans plusieurs sociétés africaines. L'homosexualité dans toutes ses formes, a toujours été connue de l'Afrique, et ce, bien avant l'avènement des missions civilisatrices. De nos jours, elle tend à être de plus en plus visible dans les grandes zones urbaines africaines. Il apparaît donc intéressant d'un point de vue sociologique se saisir son sens, et voire, sa puissance au-delà des clichés mystificateurs admis.


Homosexualité en Afrique Noire Mythe ou réalité ?


En Afrique, les études relatives à la construction sociale de la sexualité menées par les Africains eux-mêmes ne sont pas très nombreuses, comparées à celles dont il est possible de disposer en Occident. L'une des raisons est que l'univers de la sexualité en Afrique depuis l'ère du christianisme est entouré de tabous, à l'instar de plusieurs autres régions du monde. En Afrique le plus souvent le sexe se pratique davantage qu'il ne se dit ; même à travers les contes lorsqu'il est abordé, c'est par le biais de métaphores, d'analogies, d'ellipses ou encore de métonymies. A ce niveau, le langage qui entoure le sexe surtout quand il veut véhiculer un savoir ne peut que se deviner, ou se visualiser par le biais d'oeillères pour ne jamais en préciser la pensée. Bien que le sexe ne se prête pas toujours avec aisance au jeu de l'interprétation, son sens n'est pas systématiquement caché pour les natifs. Il ne nécessite pas d'être toujours décrypté. C'est pourquoi au sein des groupes, les acteurs sociaux ne s'interrogeront pas nécessairement sur ses significations, même quand pour un observateur étranger, il peut apparaître contre nature ou obscène.

Cependant, loin de toute polémique, poursuivons l'objectif de cet article, en démontrant que l'homosexualité a toujours été connue et pratiquée en Afrique. Nous le faisons dans le but de lever le mythe occidental savamment élaboré d'une Afrique qui n'aurait jamais connu l'homosexualité. Ce qui pose encore en filigrane la préoccupation d'une définition plus élaborée de l'homosexualité concept occidental développé en Occident pour désigner une des pratiques socio-sexuelles qui semblait n'y apparaître qu'exclusivement. L'un des moyens de vérifier l'existence de cette réalité consiste à voir si le concept et les termes existent dans les langues africaines. Nous verrons que sur cette question, contrairement aux idées tout aussi occidentales reçues, les langues africaines vont jusqu'à désigner les genres qui vont avec ce type de pratique, et des spécificités que la seule conception occidentale « homosexualité » n'aurait pas pu toujours cerner.

(HOMO) sexualité dans l'histoire africaine : socio-graphie et socio-analyse d'une activité jouissive.


Présenter l'homosexualité dans l'histoire africaine comme une activité « jouissive » peut apparaître de prime abord provocateur. Cependant, c'est souligner que contrairement à ce qui est toujours paru comme impensable toute l'activité sexuelle en Afrique, même à travers l'histoire, a toujours eu cette dimension relative au plaisir. Il ne peut en être autrement, sauf en cas de frigidité ou d'excision chez les femmes. Etant donné que plusieurs sociétés africaines d'antan et même actuelles ont eu à pratiquer l'excision chez les jeunes filles, il sera plutôt dit que le plaisir se percevait surtout chez les hommes, et socialement l'on ne s'attendait pas à ce que la femme le manifestât. C'est dire qu'à côté de l'objectif premier qui était la reproduction dans l'activité sexuelle des individus dans ces sociétés, peut être placé comme second objectif, le plaisir, entendu comme satisfaction ou surexcitation des terminaisons nerveuses. Dans ce cas, l'homosexualité pratiquée occasionnellement ou non dans ces sociétés, peut tout aussi être envisagée comme une activité jouissive pour les parties prenantes. Avant d'entrer dans le vif du sujet, qu'il soit permis d'apporter quelques éclaircis sémantiques sur les concepts « d'homosexualité » et des « homosexualités » qui seront attribués au vécu socio-sexuel historique des Africains.


"HOMOSEXUALITE DANS LES RITES INITIATIQUES"


Dans certains rites initiatiques en Afrique, apparaissaient parfois des pratiques homosexuelles. Ces rites pouvaient servir à transformer le statut sexuel des individus (par exemple le rite marquant le passage de l'adolescence à l'âge adulte chez les Beti du Cameroun appelé « SO »), ou alors à initier les individus à l'art de la guerre (les Siwans en Libye) ou encore renforcer la cohésion sociale d'un groupe.

En effet, chez les Siwans dans le désert libyen, la pédérastie fut le plus souvent reconnue pour des fins initiatiques. Au Cameroun, le « Mevungu » chez les Beti et le « Ko'o » (l'escargot) chez les Bassa étaient des rites qui comprenaient des attouchements entre femmes ayant un caractère hautement homosexuel. D'après ses adeptes, le mevungu était présenté comme la « célébration du clitoris et de la puissance féminine ». Ce rite exclusivement féminin « comportait des danses qui, parfois auraient mimé le coït et dans lesquelles les initiées ménopausées auraient joué le rôle masculin ».

Chez les Kivaï, la pratique rituelle de la sodomie était courante et était socialement interprétée comme rendant les jeunes hommes plus vigoureux. Dans le Nord-Ouest de la Zambie, le rite Mukanda ou le rite de circoncision des garçons, était particulier. Les initiés mimaient souvent la copulation en se servant du pénis de l'initiateur le plus âgé. Cet acte était considéré comme rendant le sexe de l'initiandus plus fort, à l'instar de celui de l'initiateur. Dans d'autres groupes Bantou voisins (Luvale/Balovale ; Chokwe ; Luchazi ; Lucho et Lunda), les garçons restaient nus durant toute la première phase de l'initiation ou ils recouvraient la santé après la circoncision. Pendant cette période de cicatrisation post-circoncisionnelle, ils s'occupaient en jouant avec les pénis des gardiens des loges initiatiques : les vilombola ou avec ceux de leurs assistants, les tulombolachika. Cela était considéré comme accélérant la cicatrisation et partant la guérison, et les initiandus ou novices espéraient aussi qu'en le faisant, leurs propres pénis, s'accroîtraient. Tous les visiteurs des loges initiatiques « subissaient » le même traitement.

Ailleurs, chez les Bantous parlant le Fang au Gabon, au Cameroun ou en Guinée Equatoriale par exemple (le groupe Pahouin), les relations homosexuelles étaient perçues comme le médicament pour être riche. Cette richesse était transmise du partenaire réceptif, le pédiqué, vers le partenaire insertif, le pédicon, dans une relation pénio-anale.

Chez les Chagga du Kilimandjaro, où les jeunes étaient considérés comme adultes après une cérémonie initiatique, les jeunes, après leur cicatrisation post-circoncisionnelle, devaient encore passer par un autre rite, celui de la suturation de l'anus dans la forêt. L'explication qui en ressortait était que :

 « Le jeune homme initié doit s'abstenir de toute pratique homosexuelle. Une fois qu'un homme peut engendrer des enfants, lui-même court le risque, en cas de pratiques sexuelles anales, de se faire engrosser ou de féconder un autre homme. Cela signifie par conséquent la mort, puisque l'homme est « fermé » et qu'il ne possède pas de canal de parturition»

 

 

Par Charles GUEBOGUO - Publié dans : homosexualite à travers l'histoire
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /Mars /2007 16:09



Elle est très simple : chacun a le droit de disposer de son corps comme il l'entend. L'homosexualité n'est pas un comportement normal ou anormal. Chacun doit avoir une vie sexuelle en harmonie avec ses goûts ses attirances naturelles. La différenciation sexuelle d'un  individu dans le ventre de sa mère se fait très tardivement sentir, et il y a des hommes très hommes, des hommes féminins, des femmes très viriles et des femmes très féminines avec tous les dégradés intermédiaires possibles et imaginables. Tout cela est génétique, et reprocher à un homosexuel d'être un homosexuel, c'est aussi stupide que de reprocher à un homme d'être un homme ou un chat d'être un chat. Il y a d'ailleurs bien des animaux qui sont homosexuels, et il n'est pas rare d'assister à la campagne aux ébats de chiens, de bovidés ou de volailles homosexuels. L'homosexualité est aussi naturelle qu'un chien ou une poule est naturel.

Ce qui n'est pas naturel c'est de vouloir obliger les autres à avoir la même sexualité que soi. c'est généralement ce que font tous ceux qui martyrisent les gens qui ne leur ressemblent pas. Ce sont généralement les mêmes qui sont racistes, traditionnalistes et militaristes.

L'agressivité envers les homosexuels est une forme de racisme. Elle provient de gens qui ont une vie sexuelle misérable et qui ne peuvent tolérer que d'autres aient l'air épanouis en vivant autres choses.

Les mêmes personnes qui condamnent l'homosexualité pardonnent très facilement à un homme qui aura violé une femme, alors que cela est un crime abominable. Il y a parmi les guides raëliens des homosexuels, femmes et hommes, des hétérosexuels et des bisexuels tous épanouis, car conscient d'être aimés comme il sont et de pouvoir s'épanouir en vivant leur corps comme ils l'entendent dans une fraternité qu'aucune autre religion ne leur avait apportée. Comment peut-on continuer d'être catholique romain quand on entend l'usurpateur du Vatican condamner l'homosexualité et continuer de refuser aux femmes la possibilité d'être prêtre. Deux preuves de rascismes et de sexisme qui contribuent à faire voir la vérité à ceux qui ont des yeux.


  Livre  "Accueillir les Extra-terrestres" - Raël   P.64

Tu habitueras tes enfants à avoir de plus en plus de liberté en les considérant toujours et avant tout comme des individus.

Tu respecteras leurs tendances et leurs goûts comme tu voudrais qu’ils respectent tes tendances et tes goûts. Et dis-toi bien toujours que ton enfant est ce qu’il est et que tu ne pourras pas en faire ce que tu veux qu’il soit, comme il ne pourra pas faire de toi ce qu’il veut que tu sois.

Respecte le pour qu’il te respecte, et respecte ses goûts pour qu’il respecte les tiens.


Livre :«Les extra-terrestres m’ont emmené sur leur planète» - Raël   P.105  

 



Accepter et aimer la différence, c’est là que commence la sagesse.
Quelle que soit la couleur de notre peau et les idées qu’on nous a mises dans la tête lorsque nous étions enfants, nous sommes humains !
Soyez ouverts à l’encouragement de la différence.
Tu es homosexuel, bravo ! ose l’être ! moi je ne le suis pas, mais je te respecte et je vais t’aider à faire en sorte que les autres te respectent et que tu puisses t’exprimer.
Faites de même avec tous ceux qui appartiennent à des minorités.
                                                                                                                            RAEL















Par Boris - Publié dans : homosexualité à travers les religions
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /Mars /2007 17:30

 Je ne pouvais mettre en ligne ce blog sur l'HOMOSEXUALITE-RELIGION sans vous témoigner mon ressenti par rapport à ce thème qui vous le constaterez au cours de l'histoire nous permet de voir comment la question est abordée et  évolue au fil du temps.

Ce fut très enrichissant ce travail de recherche sur l'homosexualité à travers l'histoire de l'Homme mais aussi à travers les religions étant moi même homosexuel et raëlien. A la lumière de ses recherches, je comprend mieux pourquoi la perception de l'homosexualité est si difficile à accepter. Pourtant je me rend compte que la vision et les comportements face à l'homosexualité étaient assez différentes, ce en fonction des sociétés, des communautés ou ethnies fussent-elles primitives ou évoluées et des civilisations. Dans certaines tribus, il y avait une plus grande tolérance face à l'homosexualité qui était considérée même comme une étape dans l'épanouissement et le développement d'un individu voir la survie de toute une communauté, un emblème sociale et de respect notamment sur le continent africain et chez les amérindiens. En outre, dans la civilisation antique,  chez les grecs c'est assez paradoxale. C'est évident que l'homosexualité était une des composantes des moeurs grecs à laquelle la population s'accomodait. Puisqu'elle était tolérée et les homosexuels ne subissaient pas de persécution pour autant. La tendance était à la tolérance sans trop l'afficher. Dès l'apparition des religions judéo-chrétienne au XIXème siécle, on voit s'opérer un changement radical sur la question de la sexualité et plus précisément l'homosexualité, ses moeurs, commence, alors,  la déferlante vague d'intolérance sur les homosexuel(le)s de manière générale. La religion chrétienne est à l'instigation des pressions sociales et culturelles ainsi que des nombreuses persécutions et violences parfois inhumaines infligées à l'égard des personnes homosexuelles hommes et  femmes. La religion considére l'homosexualité comme une abomination et la condamne. Vous verrez dans le thème de l'homosexualtié à travers les religions comment la question d'Amour à aucun moment n'est pris en compte. Comme si les homosexuel(le)s, qui plus est humain(e)s, sont dépourvus d'une incapacité de sentiment, à aimer et où l'accent est mis que sur les pratiques sexuelles. Pourtant malgrès cette hérésie incessante de plus de 2000 ans, l'homosexualité perdure dans l'évolution de l'humanité. Incroyable!!

Des expériences horribles, ont même été pratiquées sur des humains  lors de la shoa pour déterminer la cause de l'homosexualité et l'éradiquer, considérée comme une pathologie, déviance voir une maladie mentale, mais en vain. 

Je me plais à dire que tant qu'il y aura des Hommes, il y aura des homosexuels. Faut-il pour autant détruire l'humanité ?  En autre, d'inombrables recherhes scientifiques ont démontrées que même dans la nature, la biodiversité semble en être marquée.  Dans 63 espèces animales et chez des végétaux, on a observé des comportements homosexuels. Donc qu'est ce qu'être contre nature si dans sa diversité la nature, elle même, nous offres tout autant de possibilité ?  Extraordinaire ?

Toutes mes recherches qui ne sont qu'exhaustives sont issues de texte, de réflexions faites par des hommes et des femmes scientifiques, médecins, sociologues, théologiens, psychologues, ethologues, etc, etc...  Et si la vraie question était tout autre ? L'Amour. Où est donc sa place là-dedans ? Si aujourd'hui au cours des générations qui se sont succédées, l'homosexualité est en phase, après ce long périple existenciel, de se normaliser. Ne serais-ce pas la réponse à ce que la vie nous transmet dans sa plus grande sagesse. Cette notion de diversité, cette notion d'Amour. Comme pareille à cette humanité dans laquelle nous retrouvons une infinité des possibilités,  des formes, des couleurs, des parfums, des tailles, des charmes, de beauté. Un seul intérêt commun L'AMOUR!!  Avec les yeux de l'amour tout change,  tout se comprend, tout s'accepte, tout se concoit, tout se respecte. La diversité est le nectar de la vie. Elle est l'expression de la beauté et de l'Amour!! Regardons autour de nous, nous sommes tous liés et pourtant si différents.  C'est dans cette diversité, je crois, que réside notre richesse, l'ultime patrimoine que nous ont légué ceux qui nous ont crée, les Elohim. Merci!!!

 

Par Boris - Publié dans : homosexualite à travers l'histoire
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